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 Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!

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MessageSujet: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Lun 30 Nov - 22:54

[Post pas terrible, relativement long néanmoins... désolé pour le titre tout pourrave! x)]

• Je savais que les WH projetaient de faire la guerre à Mahora. Je savais qu’ils emploieraient les grands moyens pour franchir le boucliet et combattre les mutants aux pouvoirs surdéveloppés que nous sommes. Je savais tout ça, oui. La seule chose que je ne savais pas, c’était que tout arriverait si vite…

• Je ne me souviens pas bien de la journée. Tout c’était déroulé dans le flou le plus complet, mes souvenirs sont noyés dans le brouillard. Namazu et moi sommes partis ensemble à la Pension, car nous commencions notre journée à la même heure. Pour ma plus grande joie, mon collègue avait enménagé chez moi, et voilà presque un mois que nous vivions sous le même toit. Bien qu’insensible aux stratagèes que je déployait pour le séduire, je sentais qu’il commençait à tolérer et même à apprécier ma présence constante à ses côtés. C’était déjà ça de gagné!

• Revenons-en à nos moutons. Le soir, j’étais rentrée sans attendre mon colocataire, complètement épuisée. J’avalais en quatrième vitesse un bol de nouilles instantanées puis entrposa sur la table de l’entrée un petit mot à l’intention de Namazu :

« Désolé de ne pas vous avoir attendu pour déjeuner, j’étais vraiment épuisée. Je vous souhaite une bonne nuit ! Affectueusement, Saki U. »


• Bonne nuit… quelle ironie du sort… Passons. Une fois le mot placé bien en vue, je montait dans ma chambre. Trop fatiguée pour me changer, je m’écroulait sur le lit toute habillée et sombrait dans le sommeil.

-Plus tard-

• Un vrombissement mécanique agressif me tire des bras de Morphée. Intriguée et ensomeillée, je remet mes lunettes en place et jette un coup d’œil par la fenêtre. Étrange… La lune nimbe le paysage d’une lumière rouge, sinistre. Quelle étrange lumière… L’astre de la nuit, au lieu d’être d’un blanc laiteux, est pourpre comme une tâche de sang. Des formes noires et bruyantes, probablement des hélicoptères et des avions, sillonnent le ciel piqueté d’étoiles comme des oiseaux de mauvais augure. J’ai un très mauvais pressentiment. Je hoquète de peur et me redresse sur ma couche, tandis qu’un horrible sifflement me déchire les tympans. Je plaque mes mains sur mes oreilles quand, soudain, la première bombe explose.

• Une gerbe de feu illumine tout le quartier. Le souffle de la déflagration pulvérise les vitres et me jette au bas de mon lit, me coupant la respiration. Cherchant ma respiration, je me relève avec peine. Comprenant la danger, je bondis dans le couloir et me heurte au mur. Je me précipite dans les escaliers, mais une nouvelle explosion, dangereusement proche, me fait perdre l’équilibre. Je dégringole le reste des marches en criant. Les larmes aux yeux, je me relève en retenant un gémissement de douleur: chaque mouvement est un supplice pour mes membres meurtris. Contusionnée de partout, des hématomes fleurissant sur la totalité de mon corps, je marche en tremblant vers la cuisine.

• De nouveau le sol tremble, mais je me plaque au mur et avance en crabe. Je saisis un dossier sur la table (celui qui contient le peu de feuilles qui me reste traitant de la guerre WH/Mahora) et agrippe un couteau à pain, long et bien aiguisé. C’est la seule arme potentielle que j’ai sous la main… Mes souvenirs refluent à la surface: c’est avec une arme semblable que j’ai tuée mes parents. Je ravale mes larmes en entendant le bruit d’une fusillade. Pas le temps de pleurer. Je sort du pavillon en vitesse et espère sincèrement que Namazu va faire de même. C’est alors que quelqu’un m’enfonce le canon d’un pistolet dans le dos.

• Je me fige brusquement et cache mon couteau et les documents dans ma poche avant de tourner la tête. Un grand WH me regarde en ricanant. Son copain rapplique, m’observe et siffle:

-Belle prise, Yoshio. Une petite femelle mutante… Elle est pas bien roulée mais ça fera l’affaire, nan? On a le droit d’évacuer la pression…
-Calmos, Naohito. Je passe d’abord.
-Soit pas jaloux, mec. Ton tour viendra! Alors, ma belle, on va laisser faire tonton Nao sans se débattre, hein? Tu va aimer ça, on me dit que je suis doué…


• Je me crispe brusquement. Ces connards vont me violer! J’inspire profondément et refoule la panique qui m’envahit. Malgré les protestations de Yoshio, Naohita commence à se déshabiller, viviblement impatient de profiter de moi. Dans son dos, le pavillon 3 s’affaise brusquement du côté gauche, là ou ce trouve la chambre de Namazu. Non, non, non! Cette fois-ci, je panique vraiment:

-NAMAZUUUUUUUU!


• Dans un nuage de poussière, la moitié de mon ancienne habitation s’effondre. Profitant de la confusion, je jette mon genou dans les parties de Nao qui tombe au sol en gémissant. Yoshio tire mais je suis déjà imatérielle; sa balle perfore le crâne de son compagnon. Je me laisse tomber au sol, fauche les jambes du soldat et lui plante violememnt mon couteau dans la jugulaire. Le jet de sang me manque de peu. Je retire la lame de la gorge de mon ennemi et me tourne, tremblante, vers les ruines:

-Non, non… Pas ça, non…


• Les larmes coulent sur mes joues. Namazu, le seul homme que j'ai réelelment aimé, est sûrement mort, écrasé par les décombres. Je tourne les talons et m’enfuit, n'ayant pas le courage de traverser les ruines pour voir ce que mon colocataire est devenu. Mes pas résonnent sur le goudron brûlant. Ma gorge me brûle, je sanglote brusquement. J’arrive en vue du palais royal quand un obus explose à une centaine de mètres. Déséquilibrée une nouvelle fois, je pars en arrière…

• Quelqu’un me rattrape in extremis. Ami? Ennemi? Je lève les yeux, craignant le pire…
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Namazu Aoyama

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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Sam 5 Déc - 6:38

Un mois. Un mois avait passé depuis que Namazu avait emménagé -au début, légèrement à contrecœur- chez sa collègue Saki Uotani et qu'il y trouvait son compte. La jeune femme avait beau le harceler à longueur de journée, la situation lui convenait parfaitement. Rejeter les tentatives de sa collègue l'amusait, et bien qu'il refusait de l'admettre, il l'appréciait.
Parfois (souvent, en fait), il croulait sous le travail, mais la seule perspective de ne plus passer son temps seul et renfermé sur lui-même le motivait sans cesse. Même si cet endroit, si agréable soit-il, n'était pas réellement sa place....

...

Réprimant un bâillement de fatigue, Namazu enfonça le double des clés du pavillon, que sa collègue lui avait gracieusement offert, et poussa la porte le plus silencieusement possible. Toutes les lumières étaient déjà éteintes, Uotani devait déjà dormir à poings fermés. La pauvre était rentrée largement avant lui, exténuée. Et lui non plus n’était pas au top de sa forme.
Sans même passer par la cuisine, il monte le plus silencieusement possible l’escalier, grimaçant dès que les marches de bois menaçaient de grincer sous ses pieds. Uotani à le sommeil léger, autant faire le moins de bruit possible. A pas de loups, il passe devant la chambre de sa collègue, puis rentre enfin dans la sienne.
Un long soupir lui échappe. Le Shinigami défait sa queue de cheval et s'attelle à la tache -urgente- de corriger des copies. A peine en avait-il corrigé trois qu’il se laissait sombrer dans le plus profond sommeil, glissant dans le monde de ses vieux rêves...
Silence.
Explosion. Son souffle balaie le verre des fenêtres et projette Namazu en arrière. L’homme se réveille en hurlant. Des éclats de verre lacèrent ses vêtements. De petites, mais nombreuses taches de sang naissent sur sa peau. Sitôt le sol touché, par un vieux réflexe de se mettre à couvert, il roule sous son lit.
Le bruit est omniprésent, l'empêche de réfléchir. C’est une bombe, pas de doute. Son corps tremble de peur, mais il n’a pas oublié. En cas de bombardement, le mieux est de ne pas chercher à s’enfuir, mais de rester à couvert. Tout va bien, tout va bien. Pas vrai ? Attendre. Il n’y a que ça à faire.
Saki!
La peur se dissipe aussitôt et ni une ni deux, Namazu se jette hors de sa chambre et se précipite en titubant dans celle de sa collègue. Vide! Il jette des regards inquiets autour de lui, mais la déflagration d’une nouvelle bombe le projette contre le mur. Le sol se rapproche de lui à grande vitesse. La maison tremble. Il hurle sans pouvoir s’entendre. Gronde, jure et tempête, mais rien n’y fait, ses tympans ne répondent plus.
Saki.
La retrouver.
Ses mains se cramponnent au plancher. Non. Non-non-non! L'armoire juste au-dessus de lui se met à pencher dangereusement. Et tombe. Une lueur d'intense panique traverse les yeux de Namazu. Il l'évite de justesse, se cogne aux pieds du lit dans un grondement.
Précautionneusement, il se remet debout. Des tremblements nerveux agitent son corps tandis que la panique le gagne. A présent, c'est le pavillon lui-même qui semble s'incliner. Des fissures découpent le plafond, de la poussière de béton s'en échappe. Vite, sortir d'ici! En espérant que Saki en ait fait de même. Le temps manque.
Sa vision se trouble plus qu'il ne faudrait.
Hébété, il sort et descend les escalier à la vitesse d'un escargot -le plus vite possible quand même- loupe une marche et s'effondre de nouveau. Poussière et cendre lui emplissent les narines et la bouche alors qu'il pousse un long gémissement de douleur. Sortir. Sortir.
Un grondement sourd lui parvient tandis que son ouïe revient peu à peu.

-Bordel, c'est pas mon jour...

De toutes ses forces, il pousse sur ses jambes endolories et se précipite hors du bâtiment en hurlant. Le bruit du coup de feu n'atteint pas ses oreilles. Ses jambes le trahissent à nouveau et il tombe à genoux. Derrière lui, le pavillon s'effondre et les débris pleuvent. Un éclat de béton lui entaille le crâne. Le coup le sonne mais a au moins le mérite de lui faire reprendre ses esprits.
Saki.
L'odeur du sang surgit, l'étreint violemment. Que cette odeur est détestable. Même parmi les cendres, l'odeur de brulé, il la distingue, pour ne l'avoir que trop souvent sentie.
Saki.
La colère, le désespoir l'envahissent.
Saki.
Il se redresse et fonce. Deux corps sont étendus, à peine refroidis. Comme il l’avait rapidement suspecté, ca sont probablement les fameux Chasseurs de Sorcières contre qui on l’avait tant mis en garde. Pas besoin d'examen approfondi pour connaitre les causes de décès. Il touche au but. Épuisé, il titube le plus rapidement possible parmi les décombres. Une vague silhouette se découpe dans l’épaisse fumée. Oui, c’est probablement elle.
Une toux mauvaise agite Namazu. Il crache un nuage de poussière. Le sifflement lointain d’un obus, qui se rapproche l’alerte. Il se jette en avant pour éviter le souffle ardent de l’explosion. Juste devant lui, la silhouette tombe à la renverse. Il la retient de justesse.
Saki...
Un soupir de soulagement lui échappe. Nouvelle quinte de toux. Mis à part cet air un peu hagard, elle paraît en bon état. Il l’examine du regard. Pas de blessure apparente, son état paraît bon. A vrai dire, c’est lui qui semble en piteux état. Couvert de poussière, de tâches de sang, il respire avec difficulté. Une longue trainée de sang frais macule le coté gauche de son visage, forçant son œil à rester fermé. Dans son épaule s’est fiché un éclat de verre.
Il ne la lâche pas, et resserre au contraire son étreinte sur elle. Mais pas un mot gentil.

-Il faut partir. Tout de suite.

Il lui fallut faire un énorme effort pour faire disparaître toute trace de panique, à la fois dans sa voix et dans son regard, son égo l’obligeant à se montrer maitre de lui-même -ou du moins, le faire croire.
Si les Chasseurs de Sorcières suivaient une procédure militaire orthodoxe, l’endroit devrait bientôt grouiller de types armés jusqu’aux dents, si ça n’était pas déjà le cas. Il releva la tête vers le palais royal.
Ses sourcils se froncèrent lorsqu’il devina que sa collègue s’y dirigeait. Cinglée. C’était sans doute trop tard, et si ça ne l’était pas, la place devait pulluler de soldats. Et puis surtout, il ne sentait pas concerné le moins du monde.

-Pas par là, l’endroit va vite devenir dangereux.

Le temps que les choses se calment, se terrer vers les terres de l’intérieur était sans doute la meilleure solution.
Il agrippa le bras de Saki, avec douceur mais fermeté, et l’invita à prendre sa suite. Bon sang! Il se faisait vraiment trop vieux pour ce genre d’aventures. Ça n’était pas marqué sur la brochure Mahora, ça.
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Itami (& Leah)

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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Sam 5 Déc - 13:59

Une explosion déchira la nuit. Encore une. Je ne voyais plus Trâce. C'est en ressentant une douleur déchirante que je prenais conscience de mon dernier acte: Je venais de me mettre entre l'explosion et Zoë, empêchant à cette dernière de subir des blessures certaines. J'étais couverte de sang. Mes battements de coeur étaient trop rapides, tout comme ma respiration haletante. Je m'effondrais sur mes genoux. Ma faux. Où était-elle? La cherchant du regard, je la retrouvait à une dizaine de mètres de moi. Je tendis un bras vers elle, mais ce seul mouvement m'était un supplice. Cependant, ma volonté de récupérer mon arme était puissante. Je n'avais jamais ressentit cela. La faux était telle une partie de moi, indispensable. Soudain, l'angoisse me submergea. Elle venait de disparaître. Pour se retrouver dans ma main. Je laissais échapper un douloureux soupir de soulagement. Je n'avais découvert mon coté shinigami il y avait peu. Et la légèreté de l'arme me surprenait encore, tout comme la fascination que j'éprouvais à son égard. Reprenant soudain conscience du chaos qui m'entourait, je me retournais vivement vers Zoë, oubliant la souffrance que ce geste me procura.
- Ë-chan! Ë-chan, est-ce que tout va bien? Sais-tu où est Trâce? L'explosion nous a séparé, apparemment. Nous ne pouvons pas rester ici. Les Witch Hunters vont venir d'une seconde à l'autre. Il faut trouver un abri...
Essayant avec difficulté de surmonter la douleur, Je me mis debout, non sans laisser échapper un gémissement sourd. Vacillante, je marchai jusqu'à Zoë, tomba lourdement et me releva encore. J'étais réellement dans un état lamentable. Je titubais, perdant mon équilibre et le retrouvant miraculeusement avant de tomber. Il fallait que j'oublie la souffrance, que je marche, que je puisse aller au bout de ce combat. Je ne pouvais y rester.
- Ah... Je suis désolée, Ë-chan, mais je vais sans doute te ralentir... Tu devrais partir sans moi... Je te rejoindrais... Sauve-toi... Je pourrai me défendre, grâce à la télépathie...
Mensonge. Mes forces me quittaient, je n'en aurais assez pour utiliser mon don de télépathe. Mourrais-je ici? C'était une fin honorable. J'avais protégé Zoë. Je m'étais sacrifiée. Quand la mort m'emporterait, je serais en paix. ... ... ... Non! Non! Je ne voulais pas partir, je voulais rester en vie, continuer à protéger ceux qui m'étaient chers, ce que j'aimais plus que tout. Emplie d'une énergie nouvelle et éphémère, je pris Zoë par la main et l'entraîna loin du bâtiment dans lequel nous nous étions battus quelques vingtaines de minutes plus tôt. Je courrais, sans savoir comment j'effectuais un tel exploit. Mes jambes blessées me portaient avec courage. La fatigue et la souffrance n'étaient plus. Sans doute n'étaient-elles que cachées au fond de moi et resurgiraient-elles plus tard. En attendant, je profitais de cet instant de répit pour nous trouver un abri respectable. Le temps défilait. Autour de nous, des explosions continuaient leur oeuvre de destruction. L'horizon baignait toujours dans ce halo rouge envoûtant. Nous étions rapides. Notre vélocité nous avait permi de déjà atteindre Kinrei.Je n'avais encore jamais visité ce district. Longuement étudié, surtout en géographie, mais jamais je n'y avais posé les pieds. Pour la première fois, je voyais cet endroit où vivait la famille royale de Mahora, cette île merveilleuse. Soudain, des bruits de pas surgirent de la rue voisine. Brusquement, je nous entraînais dans une sombre ruelle, le temps de laisser un groupe de WH passer. Nous l'avions échappé belle. Mes molets n'étaient plus que du coton.
- Avançons en marchant et restons sur nos gardes, murmurai-je
La douleur commençait à affluer, lentement. Mais je n'y prêtais plus attention. Tous mes sens étaient sollicité pour maintenir une prudence parfaite. Les sons. Des bruits de pas réguliers et martials, des ordres criés, des détonations. L'odeur. Des âromes étrangèrent, de poudre, de brûlé et même de sang. La vue. Les visions de ces hommes impitoyables, partielle, lointaine ou non. Nous marchions. Quand, impérieux, s'éleva devant nous le Kougyoku no Oukyuu, Palais de Rubis. J'aperçu deux silhouettes s'y glisser. Non! Ils ne devaient pas s'en prendre au couple royal.
- Ë-chan! Tu as vu, toi aussi? Vite, il faut faire quelque chose!
Je lâchai Zoë et me rendis à mon tour dans le majestueux bâtiment que la lueur de la lune rendait effrayant. Le grand hall dans lequel nous entrions était luxueux, mais je ne m'attardai pas à l'admirer. Devant nous, les professeurs Saki Uotani et Namazu Aoyama étaient là. C'était donc eux les silhouettes qui s'étaient introduites dans le palais. Je les saluais, avant d'entendre ces sons si particuliers qui traduisaient la présence de WH. Il faudrait être sur ses gardes, ici aussi.
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Zoë Itagaki

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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Dim 20 Déc - 17:34

Le palais de Rubis. Je n'avais pas pu l'approcher depuis mon arrivée à Mahora, vu que je n'y étais que depuis quelques semaines. Malgré le fait que je n'avais pas pus venir visiter ce monument architectural majeure de l'île, j'avais pu facilement le reconnaître. Au début ce ne fut pas simple, la fumée des bombardements et l'obscurité de la nuit ne m'avait permis d'apercevoir qu'une forme imposante et sombre.
Ce fut qu'au retour de la clarté lunaire que je pus le distinguer nettement. Le pourpre de ses murs, accentuée de la lumière ensanglanté de cette nuit de lune rouge avait rendu l'édifice étrange et inquiétant. Le palais dégageait habituellement une sorte d'aura protectrice et chaleureuse qui aurait dû empêcher la peur de s'introduire en nous et redonner un élan de courage à chacun. Chaleureux et protecteur, tel la famille royale de Mahora. Mais ce ne fut pas le cas.


Il me fut un petit moment avant de sortir de mes pensées, d'arrêter de contempler le Kougyoku no Oukyuu et de voir Itami me montrer deux personnes s'infiltrant dedans. La nuit les dissimulant, impossible de savoir s'il s'agissait d'ennemis ou d'alliés. La famille royale était peut-être en danger !



- Ë-chan! Tu as vu, toi aussi? Vite, il faut faire quelque chose!


Dans un élan, Itami lâcha ma main et couru vers l'édifice. Suivant son exemple, je courus à sa suite et nous rentrâmes dans un immense hall. Un hall riche et décoré avec gout, dont les couleurs rappelaient l'extérieur du bâtiment. Devant nous ce dressait les deux inconnus. Ils ne ressemblaient nullement aux Witch Hunter que nous avions combattu tout le long de cette nuit d'horreur. Non, ils ne ressemblaient vraiment pas à des WH. Un homme et une femme, assez jeune. Leurs vêtements maculé de poussière et de sang prouvait qu'ils avaient subi une attaque. Surement une des conséquences des bombardements devenus fréquents. Les probabilités qu'ils étaient des alliés grandissait constamment.
Ce fut quand Itami salua les deux inconnus comme étant les professeurs Saki Uotani et Namazu Aoyama que tous doutes étaient partis. Cependant, il fallait quand même en être sûr.



-Itami-san, pouvons-nous leur faire confiance ?


Ce fut d'un hochement de tête qu'elle me répondit. Un nouveau groupe venait de se former, avec une mission des plus importantes, protéger le couple royal.
Pour un groupe, il était des plus bigarré. Le professeur Uotani avait une apparence relativement normale, comparé aux deux premières personnes que j'avais rencontrés cette nuit, L'enfant des hauts glaciers et surveillant Trâce Einherjars qui avait disparu après l'explosion qui nous avait séparé et Itami, qui avait découvert sa nature de shinigami depuis peu.


Comparé à ces deux-la, le professeur Uotani pouvait passer inaperçus dans une foule pleine de gens ''normaux''. Pas très grande, des cheveux mi-long brun et des lunettes, une jeune professeur assez normale. Mais quand était-ils de ses capacités surnaturel ? La suite des évènements nous le dirais peut-être. Le professeur Aoyama lui avait moins l'aspect ''humain'' que sa collègue. Une longue chevelure noire, les yeux vairons, l'un d'un rouge éclatant et le second d'un noir sombre, plutôt grand en comparaison au professeur Uotani, ils formaient un drôle de couple.
''Couple'', enfin surement à sens unique. Le comportement du professeur Uotani envers son collègue était un peu plus qu'envers un simple collègue. Que cette dernière aurait quelques sentiments pour le professeur Aoyama ne m'aurait pas surprise. Au contraire, ce dernier se comportait vraiment comme une collègue et rien d'autre. Puis de toute façon, nous étions en guerre et il n'était le moment de penser à cela.


Nous avancions dans le palais, parcourant de nombreux couloirs et de nombreux escaliers, tous aussi richement orné que le hall que nous avions traversé peu avant. Nous avions monté un grand escalier de marbre et étions rentrés dans le dédale d'escaliers et de couloirs que formait le palais.
Nous n'avions pas rencontré d'ennemis pour le moment, le palais ne semblait pas avoir été pénétré et tout y semblait calme. Malgré cela, une tension qui se faisait palpable se ressentait au sein des murs royaux. Une atmosphère dangereuse. Le moindre bruits qui se faisait entendre était pris comme une possibilité d'attaque. Heureusement, dans le palais régnait un silence totale. Trop silencieux même. On entendait que les bruits des combats extérieurs. Puis, un cri. Un cri vient briser le silence. Un cri de terreur à l'intérieur du palais de Rubis.
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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Mer 13 Jan - 22:54

Mes yeux croisent un regard bicolore. Noir et rouge. Je prend peu à peu conscience que quelqu'un me retient, et ce quelqu'un est un Shinigami avec une longue queue de cheval noire.
Namazu.


-Pas par là, l’endroit va vite devenir dangereux.

Il prend mon bras, mais ma joie est si grande que je me dégage brusquement et saute au cou de mon colocataire, pleurant de soulagement:

-NAMAZUUUUUUUU! Vous êtes vivant! Vous…

Je m'interrompe et recule de quelques pas, gênée. Namazu est couvert de poussière et de sang, une longue traînée rouge sillonne son visage et un éclat de verre transperce son épaule. Je déchire en hâte un bout de ma chemise et essuie le visage du Faucheur, avant de retirer lentement le morceau de verre. Namazu grimace quand l'éclat se déloge, maculé de sang.

Je tourne la tête vers le palais royal. Un petit groupe de WH y entre, armés jusqu'aux dents. Je fronce les sourcils, remet mes lunettes en place et me plante devant le Shinigami:


-Namazu. Vous venez peut-être d'arriver sur Mahora, mais vous êtes quand même liés par votre devoir patrotique. Moi, je vis sur cette île depuis mon adolescence, et le couple royal a fait énormément de choses pour moi, comme il le fait pour tous les habitants. Alors moi, je vais aller dans CE palais, sauver le Roi et la Reine. Avec ou sans vous. Compris?

Sans attendre sa réponse, je court vers le château, trébuchant sur les décombres. Arrivée devant l'entrée, je me faufilais lentement dans le hall somptueux, sans faire de bruit. Namazu arrive derrière moi, pestant envers et contre tout. Des pas retentirent derrière nous et je fis volte-face, soulagée de voir arriver Itami, une élève de Mahora.

Zoë Itagaki arriva ensuite, méfiante. Je n'avais pas eu l'occasion de lui enseigner l'anglais et je ne la connaissait que par son dossier, aussi je ne me vexait pas quand le jeune fille demanda à son amie si nous étions dignes de confiance.

Par un instinct commun, nous avançâmes dans le Palais de Rubis en même temps. Les couloirs dévastés étaient déserts. Tant mieux. Minde de rien, je trouvais l'atmosphère lourde de danger.

Un cri déchira le silence irréel.

Je me précipitais en avant, mais des WH surgirent d'un corridor latéral, pointant leurs armes sur nous. Je me reculais, sur la défensive. Un piaillement inquiétant se fît entendre et un rat géant surgit de derrière les soldats. Ils étaient trois, nous étions quatre. Mais l'issue de ce combat était imprévisible…

_______________________________________



-1: Namazu Aoyama (95)
-2: Zoë Itagaki (80)
-3: Saki Uotani (80)
-4: Itami (75)
-5: Rat géant (65)
-6: Soldat WH type 3 (55)
-7: Soldat WH type 3 (55)
-8: Rien (0)

SAKI UOTANI ET ZOË ITAGAKI AYANT LA MÊME DEXTÉRITÉ, LEUR POSITIONNEMENT EST INTERCHANGEABLE.

Namazu Aoyama est le premier à attaquer.
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Namazu Aoyama

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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Sam 23 Jan - 22:10

[Pardon pour le retard, j'espère que ce post en vaut la peine ^^']

Namazu jeta un dernier -le troisième en moins de deux minutes- regard en arrière pour s’assurer que personne ne les prenait à revers. Il avait été clair avec Saki, Itami et Itagaki, même s’il était bien incapable de différencier les deux dernières, il ne tuerait PERSONNE, quelle que soit la situation.
Il les protégerait, à la limite, mais de là à mener une guerre, jamais. Et depuis, il n’avait plus prononcé la moindre parole, plus répondu à la moindre question.

"Patriotisme". La bonne blague. Ce mot n’avait plus aucun sens pour lui depuis bien longtemps. En recul de quelques pas par rapport au groupe, Namazu à gloussé. En cet instant, il ne semblait ni utile, ni digne de confiance.
La pointe de sa lance a frôlé le sol avant qu’il ne se mette en position de garde. Ses oreilles se sont agitées à la recherche du moindre bruit.
Rien. Le Shinigami a poussé un grognement. Il doutait qu’un groupe constitué à la va-vite, composé de deux adolescentes et d’une autre femme qu’il jugeait plutôt inutile en combat puisse sauver le royal couple en personne. Bon, pour dire la vérité, il s’estimait un peu le meilleur -et le seul- combattant de tout cet attroupement préparé pour une colonie de vacances... Mais c’était lui qui était probablement le plus mal en point, ici.
Tout son corps n’était que souffrances.

Nouveau grognement. Mis à part la destruction de son bonzaï préféré, celle de sa garde-robe et quelques blessures, la guerre contre les Witch Hunters ne le regardait quasiment pas.
Et puis des moyens de mourir, il en existait des centaines, pas besoin de foncer tête baissée dans un palais grouillant de soldats armés des pieds en cap.
Comme à son habitude, il s'apprêtait à placer une remarque lourde de sarcasme dans la conversation, sans doute comme quoi il y avait de meilleures façons de gâcher sa vie, lorsqu’un hurlement perça à travers les couloirs déserts.
Devant lui se trouvaient ses élèves. Il devait les protéger. Par devoir.
Puis venait Saki. Il devait la protéger. Parce que...
Il n’eut pas le temps d’y réfléchir. Avant même qu’il n’y pense, son corps avait déjà bougé, dur et rosse comme la mort incarnée. Avant même que son regard ne se porte vers l’avant, Namazu avait déjà dépassé son groupe, écarté Saki sans la moindre douceur, et enfoncé sa lance.
Dans une gorge béante, transpercée de part en part, d'où jaillissait un flot de sang ininterrompu. En une fraction de seconde, il reconnut l’uniforme d’un soldat -donc un ennemi. Il ne devait pas dépasser la trentaine. Et il allait mourir.
La lance de Namazu trembla quelques instants, alors que le WH, encore conscient, essayait de l’attraper pour la retirer par instinct.
L'œil teinté de rouge de Namazu se délava, avant qu’une larme n’en sorte pour couler le long de sa joue. Sa main s’arrêta de trembler et décrivit un mouvement de cisaille dans l’air.

-Je suis navré pour ça. Ce fut juste un murmure, à peine un souffle, adressé au soldat, à sa famille ou peut-être à lui-même.

Ce même souffle fendit l’air. Et la tête se détacha des épaules, heurta le sol dans un tintement de métal, roula hors de son casque avant de s’arrêter dans la poussière.

Le Shinigami resta planté un instant, droit sur ses jambes flageolantes, plus ou moins capable d'appréhender la situation. Puis il se souvint qu’il restait encore un ennemi -un rat... un ennemi ? Peuh. Mais il ne fit pas un geste, à part celui de jeter un regard en arrière, vers les enfants qu’il avait protégé. Et celle qu’il avait protégé.


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Un soldat WH3 éliminé par mort subite.
Saki Uotani ou Zoë Itagaki postent les prochaines.
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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   Jeu 28 Jan - 21:17

Zoë, je te laisse répondre, je dois revoir les stats de Saki et j'ai plein d'autre posts à rattrapper, sans oublier mon roman, mon futur forum, mes devoirs et... bref xD
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MessageSujet: Re: Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!   

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Chap. I: We're not God, but we'll save our gracious queen!
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