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 Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...

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Itami (& Leah)

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MessageSujet: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mar 14 Juil - 0:21


[ personnes participant au RP (dans l'ordre de post):
- Z
- Trâce
- Itami ]

Je ne cessais de me retourner dans mon lit. Je n’arrivais pas à atteindre le sommeil, et bien que je sois fatiguée, il me restait hors d’atteinte. Il me fuyait. L’obscurité régnait dans la pièce assez petite qui me servait de chambre. Je soupirai. Il fallait me rendre à l’évidence : il m’était impossible de m’endormir. Je me levai donc, l’esprit embrumé par la fatigue. J’enfilai à la va-vite un confortable survêtement bleu discret, et sorti de ma chambre. J’avais décidé de prendre l’air, espérant sans trop de conviction que cela m’aiderait à dormir. Cela aurait pu marcher, qui sait. Si seulement le destin de Mahora n’avait pas tourné d’un jour au lendemain. Si seulement tout était resté comme avant. Si seulement cette île qui m’avait tant offert avait pu rester éternellement paisible… Ah, quelle naïve je faisais. On pourrait refaire le monde avec des « si »…



Mais lorsque j’arpentais le dortoir numéro 10, espérant ne pas réveiller Mika-chan et nos deux autres colocataires que je connaissais à peine, je n’avais pas la moindre idée de ce qui se préparait sur l’île. Non, j’allais être vraiment surprise. Quoique le terme « choquée » était plus adapté à ce que j’allais ressentir. Après avoir traversé les nombreux couloirs de l’imposant château dans lequel tous les étudiants de l’île logeaient et recevaient l’enseignement scolaire qui leur était nécessaires, je m’arrêtais un instant dans le Hall d’Entrée.



Une bouffée de souvenirs, légèrement accompagnés de nostalgie, m’envahirent. En réalité, ce n’en était qu’un seul, souvenir, mais si important pour moi… Mon arrivée. J’étais dans un piteux état, à l’époque. Le moment où j’avais posé le pied sur l’île de Mahora correspondait, à mon plus grand bonheur, à la fin de ma fuite. Qui avait commencée à ma sortie de cet orphelinat horrible. Je secouai la tête, afin de chasser ces souvenirs que je m’étais jurée d’oublier… Mais comment oublier un séjour en Enfer ?



Alors que j’allais pousser les portes de la pension, un sentiment très désagréable naquit en moi. Un mauvais pressentiment. Mon sixième sens n’était pas très développé et il ne m’avait jamais aidé. Cependant, cette fois, c’était beaucoup trop intense pour que même moi ne puisse le ressentir. Mais très vite, j’oubliais cette sensation déplaisante. J’étais bête de penser ça, non ?



Non, pas si stupide, finalement. Mais je n’en étais pas encore là. La fraîcheur nocturne me réveilla instantanément. Je pris une grande inspiration, aspirant l’air agréablement frais de cette nuit de premier juillet. Premier juillet dont j’allais me souvenir longtemps. Si ce n’est éternellement. Je finis par me promener nonchalamment aux alentours de la pension, mon esprit vagabondant de pensées en pensées. Jusqu’à ce que je remarque quelque chose de très intriguant.



La lune. Rouge. Malveillante. Ce furent les premiers mots qui me vinrent à l’esprit. Je me demandais comment étais-ce possible que l’astre nocturne puisse être d’une couleur si troublante. Peut être un phénomène n’existant que sur Mahora ? Cette hypothèse me sembla assez plausible pour ne plus me poser de question. Bien que la réponse ne soit pas extrêmement précise… Mais je n’aimais pas cela.



J’aurais bien aimé retourner dans mon confortable lit, mais je savais que je n’arriverais pas plus à dormir que quelques minutes plus tôt. Enfin, une vingtaine de minutes plus tôt, me précisais-je en jetant un vif coup d’œil sur ma montre. Fine et pratique, je ne quittais jamais cette dernière, que j’avais achetée lors de ma première visite à Imata. Très beau souvenir, d’ailleurs…



Le premier détonement retentit alors. Lointain, mais réel. Un bruit plus qu’inquiétant, qui se répétait de plus en plus, quelque part près de la pension. J’étais loin de penser ce que c’était, mais cela ne m’empêchait pas d’avoir peur. Très peur. L’angoisse m’étais venue soudainement. Mon rythme cardiaque s’est accéléré, mes yeux se sont agrandis de terreur, mon corps s’est pétrifié.



Vous pensez peut-être que j’en faisais trop. Mais dans mon esprit, tout se mélangeait, et finissait par s’emboîter, pour créer une infime partie d’un gigantesque puzzle qui, je pensais, ne valait peut être pas la peine d’être complètement terminé… Le mauvais pressentiment et la lune rouge m’avaient pourtant averti. Ils prévenaient qu’un danger allait s’abattre sur Mahora, mais je n’avais pas été en mesure de le comprendre. A ce moment, je ne savais pas encore quel danger nous menaçait tous, mais j’étais sûre d’une chose : je devais fuir.



Alors, je me mis à courir désespérément, reprenant le contrôle de mon corps encore raide. J’étais réticente à comprendre ce qui se passait, à avancer trop vite vers un avenir incertain, à entrer dans le labyrinthe infernal d’une catastrophe encore ignorée. Car quelque chose me murmurait que ce danger n’était pas anodin. J’avais peur, et je fuyais. Je me sentais lâche, mais aussi impuissante et ignorante. C’est pour cela que je faisais la seule chose dont j’étais capable de faire : courir. J’étais peut-être svelte et fragile, mais j’étais endurante, et je comptais bien me servir de cet atout. Mais en même temps, je ne savais pas vraiment quoi fuir…



Soudainement, je trébuchai. J’atterri lourdement sur le sol, emportée par mon élan. Je restais un instant étendue, immobile, avant de me redresser pour m’asseoir dans l’herbe légèrement humide. Je m’étais écorchée au niveau de ma joue quand celle-ci avait frôlée une ronce, je sentais un fin filet de sang s’écouler sur mon visage, bientôt accompagné de larmes. Pas de larmes de douleur, non. C’était plutôt un mélange d’incompréhension et de désespoir, quelque chose de cet ordre-là. Ce n’était jamais facile de savoir ce que l’on ressentait vraiment, surtout lorsque son esprit était en proie à une grande confusion…



Me relevant, je commençai à marcher dans la nuit illuminée par l’éclat vermeil de la lune. Tout le paysage était plongé dans un halo pourpre. L’air, toujours aussi fais, me semblait glacial. J’aperçu des lueurs dansantes et lointaines. Me précipitant vers la lumière mouvante, sans me préoccuper de la distance, je me demandais où j’étais. J’avais beaucoup courut, et… pendant combien de temps ? Je n’arrivais pas à lire les chiffres sur ma montre, l’obscurité ayant augmentée durant ma course effrénée. J’avais complètement perdue la notion du temps et de l’orientation. C’était très frustrant.



Du feu. Ce que j’avais aperçu était du feu. Tout brûlait devant moi, les cendres et les ruines remplaçaient peu à peu les anciens bâtiments qui avaient occupé ce lieu, avant… Une deuxième rivière de larmes commença à s’écouler de mes yeux. Je commençais à comprendre. On attaquait Mahora. Mais qui ? Pourquoi ? Il n’y avait plus personne, les auteurs de cet acte horrible étaient apparemment partis. Une forme étrange au sol attira mon attention. Je retins un cri d’effroi. C’était un cadavre. Un cadavre ! Mes larmes devinrent des larmes de colères. Je serrais les poings. Consciente que je ne pourrais rien faire pour les pauvres gens morts durant l’agression, je recommençais à courir. Je traversais les ruines, évitant le feu, ignorant le risque que j’avais de me faire encercler par les flammes. Je ne voyais que le feu, du sang, des corps vidés du moindre soupçon de vie, l’horreur, la peur…



Seule. J’étais seule. Je courais seule. Je pensais à Mikazuki. La seule personne avec qui j’avais eu une véritable relation depuis mon arrivée. Comment s’en sortait-t-elle ? Etait-elle au courant de ce qui se passait sur Mahora ? Etait-elle encore vivante ? Oui, oui. Bien sûr qu’elle était encore vivante. Lorsque j’avais quitté la Pension, tout était paisible autour, il n’y avait pas de soucis à se faire pour les pensionnaires encore là-bas. Ils pourront se défendre, ensemble. Tentative dérisoire pour me réconforter. Tentative échouée.



Mais que m’était-il passé par la tête ? Pourquoi avais-je quitté la pension ? J’étais si bête, si stupide ! J’allais mourir, c’est tout ce que j’allais obtenir. Bien fait pour moi. Evidemment, je me défendrais, je n’étais pas suicidaire et j’avais envie de continuer à vivre. Et surtout, je voulais sauver Mahora. C’étaient mes seuls désirs, à ce moment. Mais j’étais seule, et il était évident que nos assaillants étaient nombreux, eux. Car une seule personne, ou même un petit groupe, n’aurait pas été capable de créer le carnage dont j’avais été témoin. J’avais peu de chances de survivre. Quoique… L’effet de surprise serait inefficace sur moi. Depuis que j’avais quitté le village enflammé, j’observais tout autour de moi, et m’apprêtais à activer mon pouvoir. Simples précautions, mais je me trouvais vraiment paranoïaque.



Soudain, j’entendis des bruits de pas derrière moi. Quelqu’un avait surgit de derrière un arbre et avançait sur le chemin, dans ma direction. Les battements de mon cœur eurent quelques ratés, et, luttant contre ma terreur qui me pétrifiait, je me retournais. Un homme, lourdement armé, se tenait derrière moi, plus prêt que je ne l’aurais pensé, me visant avec un révolver à l’allure antipathique. Il avait un sourire sadique au visage, me regardant avec un intérêt meurtrier.



Bon. Evidemment, j’avais trop peur pour pouvoir activer mon don. Inutile d’y passer par quatre chemins. J’élaborais rapidement un plan. J’étais rapide et endurante, ma force et ma résistance physiques étaient très limitées, je n’avais pas vraiment le choix. Il tira. Je m’étais déjà déplacée et la balle me manqua largement. Grâce à mon inhumaine vélocité, je m’approchais en moins de trois secondes de mon adversaire et le désarma grâce à un coup de pied précis. Le révolver alla tomber deux mètres plus loin, obligeant l’homme à le ramasser. Quand il se redressa, son arme à la main, j’étais déjà loin. Heureusement, il était seul et personne ne me suivait. De toute façon, aucun humain normal n’aurait pu me suivre. J’ai vraiment eu peur cette fois…



J’étais dans la direction opposée à laquelle j’avais prise en quittant la pension, ce qui signifiait que j’y retournais… si je survivais. Comme pour répondre à cette pensée intérieure, plusieurs voix résonnèrent dans le silence trop calme de la nuit. Cela devait être un groupe de quatre personnes, trois hommes et une femme. Rapidement, je me faufilai hors du chemin pour me cacher entre les buissons qui l’entouraient. Un homme fit une réflexion sur un mystérieux bruit qu’il venait d’entendre, et j’imaginais le groupe balayer les alentours du regard, mais les voix s’estompèrent peu à peu et quand je me redressai, il n’y avait plus aucune présence autre que moi sur le chemin.



Récapitulons. La lune est rouge, de mystérieux hommes attaquent Mahora en ce moment même et moi, seule dans un chaos qui ne cessait de grandir, ne sachant quoi faire pour se sortir de cette histoire. Je n’étais pas très avancée, mais c’était déjà ça. J’étais en danger, tout comme énormément de personnes, c'est-à-dire tous les habitants de Mahora. Nos vies ne tenaient qu’à un fil, qui risquait à tout moment de céder sous le poids du péril qui nous menaçait.



Lorsque je revins sur mes pas, ce qui était plus facile que je ne l’imaginais, étant donné que je n’avais fait que suivre le même chemin… Décidément, j’aurais pu faire plus original que rester sur la voie principale durant ma fuite… Mais il y avait une différence par rapport à mon précédent passage. Plus de flammes, plus de lieux désolés. Mais, grâce aux flammes, je pu lire l’heure à ma montre. Minuit neuf. Heure très tardive, j’avais vraiment perdue toute notion du temps, ce dernier avait passé tellement vite !



Mais, arrivée à la pension, une autre surprise m’attendait. Une explosion m’aveugla, laissant des flammes meurtrières derrière elle, qui illumina les corps de toute une troupe d’hommes, du même uniforme que ceux que j’avais rencontré. Non… C’était impossible ! J’étais épuisée, hors d’haleine, en plein Enfer. Toujours aussi impuissante, mais moins ignorante. Néanmoins, quand je voyais ce que devenais le château que j’avais quitté environ deux-trois heures plus tôt, je ne pus retenir les larmes qui s’échappèrent sans modération de mes yeux rouges.



Des hommes me remarquèrent. Un groupe de cinq d’entre eux s’avança vers moi. Un moment, cela m’amusa. Moi, une fille frêle et (presque) sans défense, faisais peur à des hommes armés jusqu’aux dents et sans pitié. Ha, ha. Autant en profiter, c’était sûrement la dernière fois que j’allais sourire. Avançant, arme à la main, visant mon cœur, ils s’approchaient, tandis que je reculais sous leur intimidation oppressante. Ils chargèrent leur arme. Cette fois, ce n’était pas un vulgaire révolver, et ces hommes avaient l’air plus expérimentés que l’autre que j’avais – trop – facilement semé. Cette fois, je ne m’en sortirais pas en fuyant, c’était certain. Je modifiais ma posture légèrement courbée vers l’arrière en une garde rudimentaire et levai la tête, déterminée.


Dernière édition par Itami le Dim 16 Aoû - 19:29, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mar 14 Juil - 0:21

Tout n’était pas perdu, j’avais encore une chance. Une chance de survivre, de protéger ce qui m’était cher. Je devais y mettre du mien. Je devais me battre. Je sentis mon pouvoir m’envahir. Contrairement à mes précédentes utilisations de mon don, que je n’avais jamais vraiment aimé utiliser, j’éprouvais un sentiment enivrant lorsque je sentis qu’il m’appartenait entièrement, que je pouvais l’user comme je le voulais, quand je le voulais. Je me sentais forte. Je me sentais apte à gagner ce combat.


Je m’avançai d’un pas. Cette fois-ci, ce furent les soldats qui reculèrent. J’aperçu sur leur uniforme un sigle où était inscrit les mots : « Witch Hunter ». Voila donc ce qu’ils étaient. D’après leur nom, ils devaient éradiquer les « sorciers », donc nous, en clair. Les habitants de Mahora. Nous, qui étions si spéciaux. Ils allaient être déçus. Oui, très déçus. Un sourire en coin naquit sur mes lèvres. J’en oubliais la fatigue, j’en oubliais tout. Ils me regardaient droit dans les yeux. Tant mieux, cela allait me faciliter la tâche. En une seconde, je les plongeais dans une vision minutieusement élaborée par mon esprit. Ce cauchemar que je songeais plus ou moins régulièrement et qui me hantait depuis mes sept ans. Je m’y étais habituée, depuis le temps, et je ne redoutais plus de vivre ce rêve effroyable qui avait déjà tué deux personnes. Mes ennemis eurent droit à une torture mentale abominable. Qui les tua.



Ne devrais-je pas ressentir des remords ? Ne devrais-je pas désapprouver mon geste ? Non, absolument pas. Si je ne les avais pas tués, ils m’auraient tué. Je préférais largement la perte d’hommes qui incarnaient un danger pour toute l’île qui comptait tant pour moi. Un moment, je me surpris à penser que je commençais à lui ressembler… Ah, non, pitié, pas ça. Encore une fois, je secouai farouchement la tête, faisant danser mes longs cheveux. C’est à cet instant que je remarquais qu’ils n’étaient pas attachés, et les coiffa en queue de cheval avec un élastique qui traînait dans mon survêtement sale.


Ignorant les cadavres à mes pieds, je m’éloignais du champ de bataille pour me diriger vers l’arrière du château. Apparemment, les Witch Hunters n’avaient pas encore encerclé le bâtiment. Mais je n’allais pas m’en plaindre, loin de là. Je m’assis contre la pierre poussiéreuse qui formait le mur de la pension. Quel plaisir, de s’asseoir… Si je n’avais pas remarqué une silhouette humanoïde qui n’avait pas les armes que possédaient nos assaillants, je me serais assoupie. Mais, réveillée par un espoir miraculeux, je me relevai pour m’avancer vers l’inconnu(e ?).


[ 176 lignes! \O/ Record largement battu, je suis super fière de moi! x) Ah la la, 176 lignes... faites sur Word et complétée au fur et à mesure dans la journée... j'y crois pas, mon RP était trop long pour le poster en un seul message... Je bennis mon inspiration \ô/ ]


Dernière édition par Itami le Mar 14 Juil - 20:51, édité 1 fois
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Takami Ryoka

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mar 14 Juil - 0:35

hj:puré ta gere *s'incline*

EDIT ADMIN// Merci de limiter ce genre d'expressions aux MPS !! ^^
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Trâce Einherjars

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Dim 19 Juil - 6:37

Quelques minutes plus tôt. Voir quelques heures.

20h18, heure locale de Mahora. Trâce poussa un soupir las en laissant retomber son bras orné de sa montre. Encore une dizaine de minutes et il pourrait mettre fin à sa ronde... Enfin ! Tous les soirs, il songeait que tourner ainsi dans les couloirs était une activité bien trop ennuyeuse et qu'il allait probablement rendre le brassard du Comité de Discipline des Élèves qui ornait son bras gauche, mais tous les matins le chiffre de sa paye lui revenait en mémoire. Il n'empêche, faire des rondes jusqu'à 20h30, c'était chiant. Tomber sur des élèves qui contrevenaient au règlement était le seul type d'évènement qui rompait la monotonie, et c'était relativement rare.

Vous l'aurez compris, ce soir allait être très riche en évènements, pour changer. Mais Trâce n'était pas sensé le savoir.

Lorsqu'enfin la montre de Trâce, une magnifique imitation de Rolex plus vraie que nature mais en beaucoup moins cher, afficha 20h29, Trâce se prit à compter les secondes, mirant la petite aiguille tourner - bien trop lentement à son gout. 20h29m30s... 20h29m45s... 20h29 *BOUM !!!*

Trâce - ainsi que la majeure partie des quelques élèves qui traînaient encore dans les couloirs - manqua chanceler de surprise lorsque la première explosion survint. Relativement lointaine - en tout cas pas dans le périmètre immédiat du château -, mais tout de même suffisament proche pour résonner dans le sol et dans les murs. Un juron s'échappa de la bouche du jeune homme ("Bordel !" si vous voulez savoir) qui projeta son regard de tout côtés, cherchant plus ou moins instinctivement la source de la détonation. Avant de se reprendre, et d'entendre au loin des bruits de feu. Il y avait des coups de feu dehors ! Et à bien tendre l'oreille, on percevait également des cris et d'autres explosions encore plus éloignées. Trâce se retourna presque aussitôt vers le couloir et cria à la cantonade :


-Tous le monde dans sa chambre, genre TOUT DE SUITE !!! Et J'veux pas en voir un courir, sinon j'le gèle sur place, ça lui f'ra les pieds ! Vous restez dans vos piaules jusqu'à ce qu'on vous dise autre chose !

Il fallu environ trois secondes aux élèves pour assimiler ce que Trâce venait de dire, pour faire le lien avec les explosions, et enfin pour réagir. Un début de panique se créa au début, mais les deux ou trois premiers élèves qui se mirent à courir restèrent aussitôt cloués à leur place, les pieds enchâssés dans des blocs de glace semblables à des enclumes. Les voir s'affaler lamentablement eu un effet instantané sur les autres, qui ralentir aussitôt le pas, se dirigeant tout de même à grandes foulées vers les dortoirs en chuchotant entre eux. Dehors, les bruits de bataille se faisaient plus présents...

-Bon alors c'est quoi, l'délire... marmona Trâce entre ses dents, libérant d'un claquement de doigts les quelques étudiants bloqués qui repartirent sans demander leur reste.
-Votre attention s'il vous plait ! Beuglèrent soudain les hauts-parleurs situés par-ci par-là dans les couloirs. Que tous les étudiants regagnent immédiatement leur chambre dans le calme ! Que tous les étudiants regagent leur chambre dans le calme ! Que tous les enseignants se regroupent dans la salle des professeurs aussi vite que possible !
-C'est quoi encore ce délire...

Vu la situation, en tant que surveillant, le boulot de Trâce était surement de guider et de canaliser les étudiants vers les chambres pour éviter les débordements. Soit. Un regard à droite, un autre à gauche... Personne. Bien, mission accomplie ! Sans le moindre remord envers sa pseudo-conscience professionnelle - il y avait bien assez d'autres surveillants pour faire le boulot -, l'Enfant des Glaces ouvrit une fenêtre proche et s'eclipsa habilement à l'extérieur. Bon, heureusement qu'il était au rez-de-chaussée, sinon il aurait moins fait le fier. Et de prendre aussitôt la direction du village le plus proche, prenant bien garde à ne pas se faire remarquer.

Tout en marchant, il tenta d'enlever son brassard du Comité de Discipline pour le planquer dans une poche de son uniforme noir, mais bien sur c'était solidement fixé, et si il l'arrachait, il allait être bon pour le repayer... Bah, tant pis, si il se faisait voir, il n'aurait qu'à expliquer qu'il vérifiait que personne ne traînait dehors.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, en arrivant en vue du premier village dans la zone de l'école, il ne trouva qu'un tas de cendres et des monceaux de cadavres ! Instinctivement, il s'en tint relativement éloigné, analysant de loin sans s'approcher de la chaleur. Le village semblait être vide de toute présence, autre que celle des cadavres qui avaient l'air de traîner un peu partout dans les rues en flammes. Qu'est-ce qui se passait, nom d'un chien ? Un village, ça flambe pas tout seul ! Et les coups de feu et les explosions, ils sortaient d'où ?

-Feu !
-De quoi ?!

L'ordre était venu de derrière Trâce, à quelques cinq ou six mètres environ, et la réplique de Trâce avait été purement inconsciente. Comme le fut son pouvoir, qui se manifesta par reflexe pour ériger derrière le jeune homme un mur de glace qui fut instantanément criblé de balles. Trois hommes, en combinaison type SWAT, armés de MP5, M4A1 et P90, et un autre type derrière, en combinaison lourde, armé d'un SPAD, visiblement plus galoné. Car oui, c'étaient des soldats, ça se voyait au premier coup d'oeil. Surtout que Trâce avait déjà vu cet uniforme, et ne risquait pas de l'oublier...

-Witch Hunter...! Siffla-t-il entre ses dents, la colère mêlée à la frustration montant déjà dans sa poitrine.

A peine les soldats eurent-ils vidé leurs chargeurs que Trâce laissa tomber son bouclier de glace. Avec un grand cri, il plaqua la main au sol, faisant naître une couche de glace de plusieurs centimètres qui couru en un instant jusqu'aux soldats.

-Ce n'est que de la glace ! Tirez ! beugla le leader du petit groupe. Erreur.

Avec un "Ah !" digne d'un kiai, Trâce plaqua sa main au sol. Aussitôt, des lames de givre de deux bon mètres de longs jaillirent de la glace, juste sous les pieds des chasseurs, et empalèrent deux des soldats nets, transperçant leur corps de part en part en passant sous les gilets pare-balles. Le troisième soldat et le leader, dotés de plus de réflexes, parvinrent à éviter l'assaut et ripostèrent aussitôt. Nouvelles volées de balles bloquées par un mur de glace...

Le combat dura ainsi près de cinq minutes, avant que finalement le leader ne s'écroule à côté de ses camarades, la gorge transpercée d'une lame de glace. Trâce posa un genoux à terre, passablement essouflé, et essuya d'un revers de manche le sang qui coulait d'une entaille sur sa joue, résultat d'un tir habile du dernier soldat. Sa colère nullement apaisée, Trâce se releva et, histoire de se défouler, shoota dans le crâne inerte d'un des soldats.

-Witch Hunter... Vous lâchez jamais l'affaire, hein, 'culés de fanatiques...

Il n'empêche, là, c'était sérieux. Au loin, Trâce pouvoir voir des nuages de fumée noirâtre s'élever un peu partout sur l'Ile. Les WH étaient donc si nombreux ? Comment diable avaient-ils pu trouver Mahora, sensée être protégée par un champs magique ? Quoi qu'il en soit, traîner ici n'était pas conseillé. Le plus sur était de retourner au Château, qui était d'ailleurs probablement la cible des With Hunter. Là-bas, au moins, il était possible d'organiser une défense, surtout avec la concentration féroce de pouvoirs divers et destructeurs que représentait la masse des élèves et du personnel.

Heureux que le soleil soit masqué par les nuages et ne vienne pas en rajouter une couche, Trâce fit volte-face et s'apprêta à reparir pour le château, lorsqu'un soldat des WH surgit littéralement devant lui depuis un buissons épais proche. Ils étaient cinq ! Tout se joua en une fraction de seconde : instinctivement, Trâce entoura son poing de glace et frappa de toutes ses forces, alors que le soldat attaquait de la crosse de son fusil. Les deux adversaires se touchèrent simultanément, leur attaque respective percutant le visage adverse et les envoyant tous deux au tapis sans autre forme de procès - Trâce parce que sa faible constitution couplée à l'effet de surprise ne lui permirent pas d'encaisser le choc, et le soldat parce qu'il se prenait quand même un gros bloc de glace en pleine face.

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Lorsqu'il se réveilla, Trâce sauta sur ses jambes comme un chat, paré à tout. La seconde suivante, un vertige manqua de le renvoyer au sol, rapidement remplacé par la douleur de sa tempe endolorie. Au sol, le WH était toujours inconscient, son nez prenant un angle original et donnant légèrement l'impression d'avoir été fortement comprimé sur un mur. Ce qui était presque le cas. Sans la moindre hésitation, Trâce fit apparaître dans sa main une épée de glace grossièrement modelée, mais au tranchant certain. Un pas en avant, un peu d'élan, et il frappa. L'homme à terre eu un sursaut lorsque la lame lui traversa le coeur, puis s'immobilisa définitivement.

Trâce laissa l'épée sur place - elle disparaitrait d'elle-même d'ici quelques temps si il ne lui fournissait pas de magie, de toutes façons - et s'en retourna vers le château sans un regard en arrière. Ce n'était pas les premiers hommes qu'il tuait, et probablement pas non plus les derniers, vu comment les choses se présentaient, et voilà bien longtemps qu'il avait enseveli le dégout du meutre sous quelques résolutions longuement réfléchies et légitimes. Il n'aimait pas tuer, il n'avait aucune raison de le faire, mais avec les WH, c'était une autre histoire.

Dans le ciel, les nuages avaient disparu, et le jour avait laissé place à une nuit rouge sang. La teinte vermeil de la lune ne laissa aucune bonne impression à l'Enfant des Glaces. Un coup d'oeil à sa montre lui indiqua que minuit approchait. Bon sang, il avait été inconscient plusieurs heures ! Pourvu que le château ne soit pas déjà assiégé... Créant sous ses chaussures des petites lames de givre faisant desdites chaussures des patins à glace en bonne et due forme, Trâce se mit à patiner à toute vitesse vers la pension, recouvrant le sol de gel au dur et à mesure de son avancée.


Il arriva une vingtaine de minutes plus tard, par l'arrière du château. Il avait du faire de nombreux détours pour y parvenir en évitant les partouilles des WH qui grouillaient partout, mais les alentours immédiats de la pension étaient encore vierges de soldats. Soit quelque chose les empêchaient d'approcher, soit ils préparaient quelque chose... Laissant éclater les patins de glace, il remit pied à terre en longeant discrêtement le mur. On entendait plus de détonations. Juste une respiration. toute proche, un peu saccadée. Et, au son, émanent de quelquun de pas bien grand. Probablement pas un WH, mais sait-on jamais... Trâce fit apparaître dans sa main une nouvelle épée - il n'était pas vraiment habile au corps à corps, mais au moins c'était prêt - et monopolisa son pouvoir, tout en s'approchant à pas mesurés de la silhouette adossée contre le mur, quelques mètres plus loin.

Solhouette qui se leva soudain et vint vers lui, à pas prudents. Elle sortit alors de la zone d'ombre qui la masquait, dévoilant une très frêle jeune fille, d'apparence agée d'une quinzaine d'années, aux longs cheveux bleus attachés à la va-vite. Cheveux bleus ? Une Enfant des Hauts Glaciers ? Non, ses deux yeux étaient de la même teinte... En tout cas, elle avait l'air d'en avoir bavé. Elle avait tout l'air d'être une jeune élève de la pension. Que pouvait-elle bien faire là ?!

-Puuuutain, t'as la foi pour te balader dehors à un moment pareil toi ! s'exclama Trâce, plus pour extérioriser sa surprise et pour calmer ses nerfs que pour vraiment dire quelque chose d'utile. T'es une étudiante ? C'est pas tout à fait l'moment pour traîner au clair de lune. T'as pas entendu l'dirlo demander à tout l'monde d'aller aux chambres ? Bref, osef. Dis donc, t'en fait une tronche, tout va bien ?

Beaucoup de chose pour ne rien dire, la routine quand on a les nerfs. Subtilement, Trâce se tourna légèrement pour laisser voir en filigrane le brassard de surveillant qui ornait son bras... avant de se rendre compte que la moitié de son uniforme était soit tâché de sang, soit déchiré par quelques balles dangereuses. Merde, c'est la gamine qui allait se demander à quel taré elle avait affaire !
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Ven 7 Aoû - 13:53

[ Je pensais que quelqu'un allait poster, mais bon... Donc désolé pour le retard, et voici ces modestes lignes (mon post précédent était une exeption au niveau des lignes, on va dire x) ]


Sa silhouette m'était familière, mais mon esprit troublé et fatigué n'arrivait pas à se souvenir qui était l'homme à quelques mètres de moi. Au fur et à mesure que je m'approchais, ses traits se précisaient, renforcant l'idée que je le connaissais. Ou, au moins, que je l'avais déjà vu. Quelque part... C'était certain, mais je n'arrivais pas à m'extirper de cette brume qui envahissait mes pensées et ma mémoire... C'est lorsque j'entendis sa voix que je me rappelai. Un surveillant, c'était ça! Dans l'état où je me trouvais, je n'arrivais même pas à saisir le sens de ses paroles, mais le son de sa voix m'était trop familière. C'était un allié, au moins. Je n'étais plus seule, quel soulagement... Il devait posséder des talents surnaturels, lui aussi. Deux êtres comme nous pouvions très bien nous en sortir... Enfin je croyais... et surtout l'espérais. J'avais déjà vaincu un groupe de Witch Hunters. Bien sûr, je me doutais que ceux qui attaquaient la pension en ce moment n'étaient que du menu fretin, disons l'entrée. Avant le plat principal, qui risquait d'être lourd en calories... Haha, j'arrivais à plaisanter, intérieurement, d'accord, dans un cadre pareil, je devais vraiment être dans un état pitoyable pour me raccrocher à l'humour. Il fallait que je me ressaisisse, et vite.

Une pensée, cependant, commencer à me gêner sérieusement. Bien que sur le moment, je n'avais ressenti aucun remord, aucune honte... Juste... du plaisir. A tuer. Ôter la vie à un humain était tellement facile... Maintenant, c'était différent. Je pouvais y repenser et était assez lucide - je reprenais peu à peu cette lucidité au fil des secondes - pour me questionner à ce sujet. Mais... je n'arrivais pas à regretter mon geste. Tout ce que je voulais, là, c'était protéger Mahora, et tout ce qui s'y trouvait, qui était si chers pour moi. C'était à présent mon seul et unique désir. La mort de ces hommes abjectes faisaient parti de cette protection. Ma raison me murmurait que cela était mal, qu'il y avait certainement une autre solution, mais je ne la croyais pas.

Je venais de me rendre compte que cela faisait pratiquement une minute que j'étais plongée dans mes réflexions intérieures. Et qu'il y avait toujours cet homme devant moi. Comment s'appelait-il, déjà? Ah, oui! Trâce! C'était beaucoup plus facile pour un pensionnaire de retenir les noms des surveillants, surtout au nombre qu'ils étaient actuellement, que le contraire. Oui, c'était bien ça. Trâce. Ces paroles résonnaient encore dans mon esprit, et je me sentais beaucoup mieux pour comprendre. J'affichais un demi-sourire.

- Ca pourrait aller beaucoup mieux... mais ça pourrait aussi être pire, j'imagine... Enfin, je suis un peu perdue mais...

Je venais de me rendre compte de ses vêtements maculés de sang. Apparemment, lui aussi avait combattu.

- Mais... Et vous! Vous êtes blessé? Il faut que nous trouvions un endroit où reprendre des forces... Je ne suis pas sûre que je pourrais encore me battre...

Je soupirais. La fatigue était un poid insuportable. Mais je n'eus pas le temps de m'apitoyer plus sur mon sort. Un frisson parcourut mon dos, et en me retournant, j'entendis des bruits de pas. Réguliers, presque imperceptibles. Alors que j'aperçevais la silhouette armée pratiquement invisible dans l'obscurité que générait la nuit et l'ombre de la pension, je voulus crier, me défendre, fuir... Mais je n'en eu guère le temps. La balle fusa. Un réflexe inouï me déplaça sur le coté à une vitesse extraordinaire. Le Witch Hunter fut bientôt accompagné par cinq de ses compagnons. J'activai mon pouvoir. Enfin, j'essayai. Car même cela me demandais trop de force.

- Ne bougez plus!

- T'inquiète, je vais faire diversion.

J'avais murmuré, de façon à ce qu'il soit le seul à m'entendre. Je m'élançais, évitant les balles meurtrières grâce à ma célérité inhumaine, espérant avoir attiré toute l'attention pour laisser le champ libre à Trâce. Parfois, les balles me frôlaient, m'obligeant à ralentir quelques secondes, faisant couler mon sang, m'amochant un peu plus... Mais je n'y prêtais pas attention, je focalisait leur regard et leurs armes... C'était ce qui comptait.
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Trâce Einherjars

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Sam 8 Aoû - 1:03

[Bah, c'est pas moi que ça va fâcher, hein, j'ai moi-même beaucoup de mal à gérer mes multiples comptes sur mes multiples forums (la faute revenant principalement au fait que je n'ai pas un accès à la connexion aussi fréquent que je le voudrais), alors que quelqu'un prenne du retard me dérange pas vraiment ^^']


Trâce ne put retenir un petit rire un poil ironique lorsque la jeune fille s'exclama qu'il était blessé. Le genre de rire de très mauvais gout, mais qu'on ne peut pas s'empêcher de lâcher avant de s'en rendre compte. Rire suivi de la morbide remarque :

-Ah nan nan, t'inquiète, c'est pas moi le blessé de l'histoire...

Mouais. Il n'eut ceci dit pas le temps d'ajouter quoi que ce soit : le son de pas qui se rapprochait avait un rythme suffisament militaire pour que le gosse des glaces se retourne instinctivement. Blam ! Un tir, la fille esquiva avec une vitesse pas humaine, laissant la balle aller en plein sur Trâce. Celui-ci avait déjà érigé autour de sa peau une couche de glace suffisament concentrée pour arrêter le projectile. Le temps que ses yeux fassent le point à travers le glace qui les recouvraient, la fille partait déjà au contact sur les nouveaux agresseurs.

- Ne bougez plus!
- T'inquiète, je vais faire diversion.

C'était quoi, la blague ? Les WH qui balançaient leur sommation APRÈS avoir tiré, où la gosse qui fonçait dans le tas ? Visiblement, la réponse était la N°1, puisque la fille fit preuve une nouvelle fois d'une vitesse tout bêtement hallucinante, anticipant et évitant la plupart des tirs avec une agilité que Trâce n'avait généralement vu que chez les filles à moitié chat, euh... Kemonomimi, un truc comme ça. Sauf qu'elle avait pas l'air d'en être une. Bah, c'était pas le moment de penser à ça ! Si elle était capable d'aller au corps à corps, alors Trâce jouerait son rôle, et il savait très bien faire ça.

-Vous voulez pas que je bouge ? Okay, pas besoin...


Trâce avait dit ça plus pour lui-même qu'autre chose, tout en monopolisant son pouvoir. En quelques secondes, les plaies de la fille aux cheveux bleus virent le sang qui en coulait geler d'un coup, formant comme des bouchons de glace vermeil, et le sol se recouvrit d'une fine couche de givre. Ce n'étaient que quelques centimètres, peut-être deux tout au plus, mais vous avez déjà essayé de vous battre sur du verglas ? Bah les WH, non. Simultanément, Trâce se concentra au maximum pour créer sous les chaussures de la fille aux cheveux bleus de nombreuses points de glace concentrée. C'était clairement plus difficile que le reste, d'une part parce que la fille bougeait trop vite pour ses yeux, d'autre part parce que les pointes cassaient en touchant le sol si il ne les avait pas terminée entre deux pas. Mais lorsqu'il eu fini, la gamine se vit dotée de "crampons" première qualité, adhérence assurée même sur verglas.

-Besoin d'autre chose ? lança Trâce d'une voix bien sarcastique. Un emballage cadeau, peut-être ?

Faut dire que quand on fait diversion pour lui, Trâce, il connait son boulot. Et de générer à nouveau son pouvoir, avec cette fois pour objectif de geler les armes des WH, ce qui prendrait plus de temps et d'énergie, mais qui mettrait instantanément fin au combat. Du moins si la fille n'en avait pas fini avant, ce qui vu la situation serait surprenant.
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Sam 8 Aoû - 12:48

Ils avaient compté sur l'effet de surprise pour nous éliminer, ou au moins éliminer l'un d'entre nous. Ils avaient échoué. Quelle naïveté, s'en prendre à des êtres dotés de pouvoirs surnaturels et croire à la victoire. Même avec 20 000 hommes, ils ne réussiraient certainement pas à nous avoir. Et tout ça pour quoi? Jalousie, intolérance? Pathétique. Ils n'avaient qu'à nous ignorer et nous laisser vivre entre nous au lieu d'entraîner autant d'homme dans ce suicide collectif. Ou bien était-ce la peur. Oui, cette angoisse d'être un jour mené par des personnes surhumaines. Cela pourrait très bien arriver. A mon avis, pas qu'un seul être doué de dons extraordinaires n'avaient pas pensé à dominer le monde et joué aux psychopathes obsédés de pouvoir... Mais bon, entre 20 000 hommes pour une île et tous les habitants de la Terre pour cette dernière... Enfin, ils faisaient ce qu'ils voulaient, en tout cas, les WH n'avaient pas le droit de s'en prendre à Mahora, qui navait aucun intérêt à commencer des guerres ou des pressions politiques, enfin je croyais.

Tiens, ce serait pas mal, ça... esquiver les balles en attendant que leurs armes n'aient plus de munitions... Le temps qu'ils en changent, j'aurais assez de secondes pour exectuter un geste offensif... Enfin, c'était un plan pas super élaboré mais bon... Je n'arrivais pas trop à réfléchir... Vivement que je rattrape mes heures de sommeil... Bon, en tout cas, il fallait que je trouve quelque chose pour les vaince. Bon, l'avantage cette fois, c'est qu'il y avait Trâce. Je lâche un soupir. Je m'approchais de plus en plus du groupe. Et j'aurais de plus en plus de mal à éviter les balles contenant une promesse de mort. Car pour du menu fretin, ils étaient bien entraînés au tir, ces sales soldats.
Soudain, le sol se recouvra glace. Le pouvoir de mon nouvel allié, apparemment... Je risquais de glisser à chaque pas, il fallait que je fasse très attention. Mais peu de temps après, des "crampons" gelés vinrent se placer sous mes baskets, me permettant de me déplacer sur le sol glissant. Bien sûr, les WH n'avaient pas profité de cet avantage et, désorientés, certains étaient tombés. Dont le plus proche de moi. Je me ruais sur lui, surtout pour attraper deux armes à feu. Je n'y connaissais absolument rien dedans, mais celles que j'avais prise semblaient facilement maniables et étaient légères. Reculant, j'en donnais une à Trâce.
- On sait jamais, expliquais-je, et puis même avec nos pouvoirs nous pouvons être en désavantage. Alors autant prévoir et s'offrir un atout. Ah! Et merci pour les crampons!
Pour moi, je faisais plus guérir que prévoir, étant donné que je ne pouvais plus utiliser mon pouvoir actuellement. Du moins son coté offensif. les WH se relevaient péniblement, tandis que les deux seuls qui n'avaient pas perdu leur équilibre hésitaient à tirer et même à bouger. Sachant que l'une pouvait éviter leurs assauts, et que l'un pouvait créer un bouclier. Mon souffle légèrement saccadé, j'hésitais aussi à utiliser ma nouvelle arme. Les soldats étaient à présent tous debout, et leur chef ouvrit la bouche, certainement pour ordonner quelque chose.
- Fe...
Cri murmuré. Regard vide. Chute lente.
J'avais appuyé sur la détente.
[ Quelle magnifique rime =3 ]
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Trâce Einherjars

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mar 11 Aoû - 5:14

[Music Theme]

-
On sait jamais, et puis même avec nos pouvoirs nous pouvons être en désavantage. Alors autant prévoir et s'offrir un atout. Ah! Et merci pour les crampons!
- Tout l'plaisir est pour moi ! Rétorqua Trâce en attrapant d'une main le calibre 9mm que lui filait la fille. Et qu'il rangea dans sa ceinture aussitôt.

*Un atout ? Un flingue ? Merde, quoi, ce serait un atout si je savais VRAIMENT m'en servir comme un pro !!!* Quelque chose comme ça. De toute sa vie, Trâce n'avait utilisé rien d'autre que son pouvoir pour se battre, jamais de rien d'autre, et ça avait toujours largement suffit, pourquoi aurait-il aujourd'hui besoin d'une arme à feu, au même titre que ces malchanceux d'humains dénués de pouvoirs ?

Surtout que maintenant qu'il avait pu lancer un Monde de Glace de si bonne qualité - il faudrait qu'il pense à remercier la fille pour la diversion -, il pourrait en finir avec ces minables soldats en un claquement de doigts, si il le désirait. Dans leur position, les WH ne seraient pas en mesure d'esquiver une simple lame de glace, même si elle prenait son temps pour se former. Et vu le terrain, il pouvait faire naître toute une forêt de pointes de givre en un rien de temps. Mais cela demanderait pas mal d'énergie, et Trâce préférait s'économiser, surtout vu la situation actuelle de l'ile et la promesse quasi-certaine d'un certain nombre d'autres combats à venir.

C'est en réalisant cela que Trâce cessa aussitôt de geler les armes des WH. Cela prendrait trop de pouvoir et n'était finalement pas utile. Presque simultanément, le coup de feu de la fille aux cheveux bleus résonna, et le leader du groupe s'écroula. Il y eu comme un instant de flottement, durant lequel on pu entendre jusq'au souffle du vent, puis la rage monta chez les soldats, qui levèrent leurs armes. Réagir.

D'une pichenette mentale, Trâce enferma la fille dans un bouclier de glace circulaire d'à peine 2 mètres de haut mais suffisament épais pour arrêter les balles qui virent se ficher dedans avec un bruit semblable à une mélodie, et lui lança :

-
Bouge pas une minute, on va jouer économique !

Et, dans le bouclier qui se dressait toujours devant lui, il se contenta de créer un petit trou, d'environ 3 centimètres de diamètres, dans lequel il passe le canon de son propre calibre. Tandis que les soldats, n'osant toujours pas bouger, se contentaient de continuer à vider leurs chargeurs sur le bouclier de glace de la fille, qui était la plus près d'eux, Trâce affina tranquillement la glace de son propre mur, la rendant le plus translucide possible, jusqu'à parfaitement voir au travers comme de l'eau. *Bien, y a plus qu'à s'appliquer*.

Pan ! Douze coups de feu partirent du petit Beretta qu'il tenait, les uns après les autres, tandis que les WH tentaient tant bien que mal d'aller se mettre à couvert face à ces adversaires qui se trouvaient intouchables sans même bouger. Mais ils n'allèrent pas loin, sur le verglas au glissant particulièrement travaillé, et Trâce, bien que ratant plusieurs fois ses cibles, toucha au moins une fois chacun d'entre eux, généralement aux bras ou aux jambes : c'était le but. Le torse et la tête étaient protégés par des gilets et des casques pare-balles, un 9mm seraient insuffisant, mais les immobiliser définitivement rendait leur menace quasiment nulle, et sans leader pour les mener, ils ne valaient probablement plus rien. Bien joué à la fille pour l'avoir abattu, d'ailleurs. A ce propos...

D'un claquement de doigts, Trâce remodela le mur de glace qui entourait la fille, le "déroulant" pour qu'il s'ouvre et rejoigne le sien tout en continuant de les séparer des soldats qui tentaient de fuir ou de ramasser leurs armes avec leurs mains libres. D'un pas tranquille, presque les mains dans les poches - c'est une métaphore, lesdites mains étant occuper à vérifier que le chargeur du Beretta était bien vide, ce qui était le cas -, l'Enfant des Glaces s'approcha de la fille, et balança le flingue à quelques mètres.

- T'avais raison, c'est bien pratique. Bien vu ! lança-t-il d'un ton qu'il voulait enjoué. Par contre, sur toi, je sais pas pourquoi mais ça te va pas, c'est comme si ce flingue avait pas sa place dans tes mains. Ah bah si, je sais pourquoi, c'est parce qu'il correspond pas à ta façon de te battre. Toi, il te faut plutôt...

Invoquant un peu de pouvoir, le jeune homme modela en quelques secondes de véritable griffes de glace sur les mains de la fille, dans le prolongement de ses doigts, serres aussi solides qu'aiguisées.

- Vu ton style, ça devrait être plus approprié. Ca passera pas les gilets pare-balle, mais tu peux égorger sans trop de problème, vu ta vitesse. Bon, on va achever ces guignols, et pis on rentre dans la pension pour se mettre à jour niveau nouvelles.

Pendant quelques secondes, Trâce fut satisfait. Puis soudain, une pensée le traversa. Il venait de tirer sur des gens, et parlait de les achever, comme ça, comme si de rien n'était, comme si ce n'était pas une activité plus importante que de marcher dans la rue. Pire : il confiait ce même boulot, comme une corvée, à la fille qui l'accompagnait ! Comme si c'était normal qu'elle se salisse un peu les mains aussi ! Juste parce qu'elle n'avait pas hésité à tirer quelques minutes plus tôt, il considérait cela comme normal ?

Sous le choc, l'enfant des glaces se passa une main sur le visage. Il n'était pas comme cela il y a encore quelques mois. Et même quelques heures plus tôt, il avait conscience d'avoir déjà tué, mais avait également conscience de l'importance de ce geste. Comment pouvait-il à présent dire et faire des choses pareilles ? Etait-ce parce qu'il s'agissait des Wich Hunter ? Non, il ne les avait même pas vu comme des WH au moment de leur tirer dessus, il ne les avait vu que comme des cibles à abattre, comme on vise des ballons sur un stand de tir dans une fête forraine. Comment, et pourquoi, était-il devenu ce genre de personne ? Agirait-il ainsi contre n'importe quel ennemi ? Certes, il n'avait jamais été quelqu'un à faire montre de "pitié" face à un adversaire, mais là, ça prenait des proportions différentes. Les WH n'avaient même pas pu se défendre, ça n'avait été qu'une execution sommaire. Pourtant, si ils l'avaient pu, les WH auraient inversé les rôles sans la moindre hésitation, ils y auraient même pris du plaisir...

Trâce se laissa tomber sur le cul, lâchant un petit cri de frustration. *Et merde, je sais plus ce que je dois penser...*. Son regard tomba alors sur les trois/quatre WH qu'ils venaient d'affronter. Trois d'entre eux s'éloignaient de leur mieux, ils n'allaient pas tarder à quitter la zone couverte de givre, mais le dernier était absorbé par son arme, qu'il rechargeait frénétiquement de son unique main encore valide. Il n'avait pas abandonné l'idée d'abattre les deux créatures maléfiques qu'il avait en face de lui.

Trâce sentit alors à nouveau la colère monter en lui. Alors que le WH braquait enfin son fusil vers le mur de glace qui s'interposait toujours, l'enfant des glaces eu un geste brutal de la main, reflêt de son impulsion mentale violente, et une demi-douzaine de lames de glace naquirent du sol givré, empalant de toutes parts le soldats avant même qu'il ai eu le temps de tirer ou de crier, déchirant son gilet pare-balle aussi aisément que sa chaire et ses os, et répendant ses entrailles et son sang sur le verglas.

Trâce se releva, chancellant légèrement, et son regard ne quitta pas le cadavre démembré une seule seconde. Il n'avait rien ressentit, ni pitié, ni remord, ni hésitation, rien, lorsqu'il l'avait abattut. Etait-ce parce qu'il savait que cet homme, en face de lui, l'aurait abattut de la même manière si il l'avait pu, ou était-il bel et bien devenu un tueur sans âme, juste en ayant fait l'experience du meurtre deux ou trois fois - circonstances exclues - ?

- Bordel, je suis dans la merde... souffla-t-il, avant de se tourner vers la fille. Si tu veux pas combattre, laisse-moi le boulot. Vu la situation, c'est peut-être pas plus mal si je deviens un tueur... Et pis tuer pour défendre Mahora, ça sonne pas trop mal, même si j'vais devoir m'astreindre à une certaine introspection une fois qu'on en aura fini avec ces enflures.

Un sourire désabusé atira ses lèvres. Il s'était vraiment foutu dans une "situation à la con". Après un soupir, il se tourna à nouveau vers la fille.

- Bon, direction l'entrée la plus proche. Je m'appelle Trâce, Trâce Einherjars, appele-moi Trâce. Et toi ?
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mer 12 Aoû - 0:29

Je faillis lâcher l'arme que je tenais fébrilement entre mes mains tremblantes, mais je me retins de justesse. Avant de me rendre compte que j'avais arrêté de respirer. Je repris mon souffle en inspirant profondément. Au même moment, je vis les soldats se relever avec une expression haineuse, leur regard contenant une promesse de mort qui me transperça l'âme. La douleur fut presque réelle. Heureusement, un bouclier de glace stopa toutes les balles que les Witch Hunters tiraient aussi vainement que naïvement. Là encore, je me rentins de défaillir en tombant sur mes genoux, mais les regards emplis de rage que me lançaient ces hommes me paralysaient.
Trop subjuguée par ces yeux, je ne compris pas les mots que me lançaient Trâce. Mais je les entendis, ce qui suffit à détourner mon attention des WH. Quel soulagement. Je m'étais décidé à ne plus penser aux actes que pouvait engendrer une guerre. Cette dernière ne pardonnait pas. Je soupirai, essayant sans grand succès de me délecter de ma tension, et regarda Trâce, alors que les balles continuaient à provoquer une symphonie ironique sur la glace. D'où je me trouvais, je ne pouvais discerner que la silhouette du surveillant pointer l'arme à feu que je lui avais octroyé. Les coups de feu retentirent, et les WH perdirent l'usage de quelques-uns de leurs membres à cause (ou grâce?) aux balles qui s'y étaient encastrées, alors qu'ils essayaient de se mettre à couvert. Soudain, me faisant presque sursauter, le bouclier qui me protégeait et celui de Trâce fusionnèrent pour ne créer qu'un seul et unique mur protecteur. Le surveillant s'approcha de moi, et pour la première fois, engagea un véritable dialogue entre nous. Il faut dire que ces WH ne nous avaient pas laissé le temps de faire connaissance entre alliés...
- T'avais raison, c'est bien pratique. Bien vu ! Par contre, sur toi, je sais pas pourquoi mais ça te va pas, c'est comme si ce flingue avait pas sa place dans tes mains. Ah bah si, je sais pourquoi, c'est parce qu'il correspond pas à ta façon de te battre. Toi, il te faut plutôt...
Pas... à sa place? Je le serrais si fort depuis que j'avais falli le lâcher, que desserer mes doigts fut presque douloureux. Mais je le fis tomber à mes pieds, en une chute lente qui m'emplit de soulagement. Ma main tremblait encore, et j'essayais de plier mes doigts et d'effectuer le geste inverse pour les rendre ré-utilisables. Cette fois, le sursaut fut ne fut pas évité. Des lames de glace à l'aspect résistant et tranchant vint prendre place à l'extrémité de mes doigts endoloris.
- Vu ton style, ça devrait être plus approprié. Ca passera pas les gilets pare-balle, mais tu peux égorger sans trop de problème, vu ta vitesse. Bon, on va achever ces guignols, et pis on rentre dans la pension pour se mettre à jour niveau nouvelles.
Je vois. Alors mon rôle, dans tout ça, c'était d'aller égorger nos assaillants. Joyeuse perspective. Je n'étais pas tout à fait remise de mes émotions, mais savait très bien ce que je devais faire. Pour Mahora. Ses habitants. Mes amis. Et moi, par la même occasion. Bravant ma peur, je réussi à déposer mon regard sur les WH. Certains essayaient de s'éloigner du sol de glace, tandis qu'un d'entre eux avaient apparemment la tenace intention de les éradiquer définitivement. Mais Trâce ne le prenait pas comme ça. J'aurais très bien pu le faire à sa place, ressentant une irrésistible vague de colère déferler en moi. Des lames de glaces vinrent transpercer l'homme, irrépressibles. Le sang se répendit sur le sol blanc, accompagné d'organes écoeurants qui me provoquèrent un haut-le-coeur. Mes mains se placèrent automatiquement contre ma bouche. Haha, croyais-je que la guerre était-elle toujours propre? Trâce continua sa route vers moi, ne cessant de regarder sa victime réduite à des morceaux sanguinolants que, moi, je m'éforçais de fuir du regard. Les autres WH avaient l'air choqué et avaient même arrêté leur course un instant.
- Bordel, je suis dans la merde...Si tu veux pas combattre, laisse-moi le boulot. Vu la situation, c'est peut-être pas plus mal si je deviens un tueur... Et pis tuer pour défendre Mahora, ça sonne pas trop mal, même si j'vais devoir m'astreindre à une certaine introspection une fois qu'on en aura fini avec ces enflures. Bon, direction l'entrée la plus proche. Je m'appelle Trâce, Trâce Einherjars, appele-moi Trâce. Et toi ?
Bien que j'essayais de lui donner une certaine contenance, ma voix étaient ponctuée de sanglots, et je ne pouvais arrêter les larmes de couler sur mes joues. Mes lèvres s'étirèrent en un pauvre sourire qui se voulait rassurant.
- Non. Je mentirais si j'affirmais que tuer me laisse indiférente et si je n'éprouve aucune réticence à me battre, bien au contraire. Mais cette guerre nous concerne tous, ce ne serait pas juste que tu sois le seul à te salir les mains. Et puis les miennes ne sont pas totalement propres non plus. Ne t'inquiète pas. Je peux me battre, et si c'est pour sauver cette île qui m'est si chère, je ne vais pas me donner un rôle de spectatrice pour voir ses habitants participer à cette horrible guerre. Crois-moi. Je vais défendre Mahora. Jusqu'au bout.
Je pris une longue inspiration pour reprendre mon souffle dont j'avais mis toute la force dans ces paroles.
- Moi, c'est Itami. Yumeko Itami.
Puis, pour honorer mon monologue, je préparais mon offensive, griffes de glaces en guise d'arme, ma célérité pour allié, ma détermination comme courage.
[Voilà! J'ai réussi à poster le RP ce soir (et oui, il est pas encore minuit >D), tu peux faire tuer les WH par Itami, elle est parti pour... Espérant que je ne t'ai pas trop fait attendre...]
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Trâce Einherjars

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mer 12 Aoû - 3:45

Ce ne fut que lorsqu'il entendit les sanglots de la jeune fille que Trâce, interloqué, leva pour la première fois vraiment les yeux sur son visage. Ce fut un choc.

Une beauté simple, sans subtilité encombrante, d'un type que Trâce, pourtant côté auprès des filles, n'avait que rarement vu. Pas le genre de beauté qui avait l'habitude de l'attirer, quoi qu'il ne la détesta pas pour autant. Mais cette fois était différente de toutes les autres. Cette fille était différente de toutes les autres. Pourquoi ? Parce que cette fille pleurait.

La vision des larmes qui semblaient couler toutes seules, coulant de ces grands yeux d'un bleu d'orage et encadrant un sourire qui reflétait la tentative de la fille de prendre sur elle, cette vision électrisa Trâce comme il ne s'y serait jamais attendu. Il éprouva soudain l'envie, le besoin profond, intense, de prendre cette fille aux allures d'enfant précoce dans ses bras et de la réconforter. Il se retint juste assez longtemps pour qu'elle ouvre la bouche, répondant enfin :

- Non. Je mentirais si j'affirmais que tuer me laisse indifférente et si je n'éprouve aucune réticence à me battre, bien au contraire. Mais cette guerre nous concerne tous, ce ne serait pas juste que tu sois le seul à te salir les mains. Et puis les miennes ne sont pas totalement propres non plus. Ne t'inquiète pas. Je peux me battre, et si c'est pour sauver cette île qui m'est si chère, je ne vais pas me donner un rôle de spectatrice pour voir ses habitants participer à cette horrible guerre. Crois-moi. Je vais défendre Mahora. Jusqu'au bout.Moi, c'est Itami. Yumeko Itami.

Itami, hein ? En voyant Itami se préparer à combattre et lever ses mains devant elle pour essuyer ses larmes, Trâce réagit enfin. Il attrapa le poignet levé d'Itami, tentant en filigrane de réfréner, ou au moins d'étouffer ce désir brûlant en lui, comme incrusté dans son corps, d'enlacer la jeune fille.

- Soit, on va dire que ça sonne bien, tout ça, dit-il d'un ton plus bas qu'il l'aurait voulu. Mais ménage-toi... Et n'oublie pas que t'as des cutters sur les doigts.

Il n'avait pas dit ça avec les intonations qu'il avait voulu. Il avait voulu dire ça avec la légèreté et la pointe de sarcasme habituelles. Alors pourquoi diable les mots étaient-ils sortis avec ce ton à moitié murmuré qui ressemblait à s'y méprendre aux déclarations d'amour qu'on voit dans les mangas ?!?!

Presque simultanément, l'enfant des glaces leva sa deuxième main, celle qui ne tenait pas doucement le poignet d'Itami, et passa le dos de ses doigts sur les joues de la jeune fille, recueillant ses larmes et les transformant instantanément en petites perles de glaces.

- Allons-y. Et fais attention à toi, lâcha-t-il sur le même ton de basse que précédemment. Qu'est-ce qui clochait chez lui, ce soir ?

Et il se tourna vers les quelques WH qui les observaient, avec une appréhension telle qu'elle en suintait à travers tous les pores de leur combinaison et de leur casque. Dans leur état, ils ne pourraient même pas se défendre, ça allait être un simple abattoir. Bah, il ne l'avaient pas volé, 10 contre 1 qu'ils étaient d'ailleurs venu faire exactement pareil avec l'Ile toute entière. Lâchant doucement le poignet d'Itami, Trâce fit naître dans sa main une nouvelle épée de glace, encore une fois grossièrement modelée mais au tranchant certain, et laissa tomber son mur de glace.

En quelques pas, il vint sur les 3 WH restants, en abattit un premier d'un revers de lame, ignorant ses cris pitoyables, puis se tourna vers le deuxième à qui il fit connaître le même sort. Mais lorsqu'il voulu faire face au dernier WH, il ne vit qu'un cadavre proprement égorgé, à coté duquel se tenait Itami, debout, droite, les griffes de sa main gauche goutant un peu de sang.

Son expression était indéchiffrable. Avait-elle donc également les mains aussi peu propre qu'elle voulait le faire croire ? Ou parvenait-elle à masquer ses émotions ? Ou peut-être était-elle à son tour de plein débat mental... Rien ne permettait de le savoir. Mais la voir ainsi secoua une nouvelle fois le cœur de Trâce, qui ne savait décidément plus quoi penser de lui-même. D'abord il se découvrait ce qui semblait être une âme de tueur, et la minute d'après il ne parvenait plus à détacher ses yeux du visage de cette fille. Il se savait versatile, mais cela prenait des proportions abhérantes...

Doucement, presque tendrement, il vint poser sa main sur l'épaule d'Itami. Du moins était-ce son intention, ladite main déviant de la trajectoire prévue pour venir se poser doucement sur la joue de la jeune fille. Mais qu'est-ce qui n'allait pas, bon sang ? Bon, trop tard pour punir la main, de toutes façons.

- Hey, Itami, ça va ?
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Jeu 13 Aoû - 13:06

Je fus pitoyablement arrêtée dans mon élan par Trâce. Ah, quelle idiote je devais faire. J'étais parti pour achever une bonne fois pour toute ces Witch Hunters, afin de ne pas plus retarder l'inévitable, mais le surveillant ne le voyait pas comme ça, apparemment. Mes larmes s'étaient enfin arrêtées de couler, me rendant une infime dignité, et ma fatigue s'était heureusement envolée. En clair, je me sentais tout à fait apte à envoyer ces hommes en enfer, bien que je ne me sentais pas prête à ré-utiliser mon pouvoir. Cela sigifiait peut être que je ne ressentais pas la fatigue, mais qu'elle était bien présente. C'était toujours mieux...
- Soit, on va dire que ça sonne bien, tout ça. Mais ménage-toi... Et n'oublie pas que t'as des cutters sur les doigts.
Oui, c'était d'ailleurs avec ces cutters que j'avais l'intention de me battre, ne pouvant faire autrement. Le corps-à-corps n'a jamais été ma spécialité, mais bon, les WH étaient désavantagés avec leurs armes à feu plus adaptées au combat à distance, aussi. Et ils n'étaient pas plus rapides que moi.
Le ton, comme les paroles, de Trâce m'avait aussi intrigué. Lui, qui avait déjà une réputation au sein de la pension qui ne le décrivait pas ainsi du tout. Enfin, je n'avais pas le temps de réfléchir à tout ça. Mais, comme pour lui empêcher de passer à autre chose, il vint recueillir les larmes qui ne s'étaient pas encore écoulées, les métamorphosant instantanément en glace. Peut-être ne montrait-il pas sa véritable personnalité lorsqu'il exerçait son devoir de surveillant?
- Allons-y. Et fais attention à toi.
"T'inquiète pas", aurais-je voulu répondre, mais je me concentrais au combat qui allait arriver si intensément que les mots restèrent bloqués dans ma gorge. Je le vis créer une épée de glace, et le bouclier s'affaissa. Sans attendre mon reste, je m'élançais, pour de bon cette fois, vers les WH, contournant soigneusement le cors écoeurant et divisé gisant sur le sol givré.
Mes griffes rencontrèrent le torse d'un WH, avec toute la force dont j'étais capable, si sauvagement qu'il s'écrasa à terre. M'accroupissant à coté de lui, le menaçant de mes griffes glaciales, je lui murmurais:
- Pardonne-moi, hein... Mais après tout, c'est vous qui aviez commencé, personne ne vous a rien demandé. On récolte toujours ce qu'on sème, et vous ne faites pas exeption. Vous avez décidé d'attaquer Mahora, tout en sachant quels risques vous preniez, non? Bien, alors adieu.
En un geste si rapide qu'il en était presque flou, les lames glacées tranchèrent le cou du WH, qui mourut instantanément. Au moins, il n'a pas eu le temps de souffrir. Il était chanceux... Me relevant, je vis que Trâce avait tué les autres. Inspirant profondément, je me retournais vers lui.
- Oublie les larmes que tu as vu tout à l'heure, je n'avais pas de raison de pleurer, nous sommes tous impliqués dans cette bataille et nous devons tous y donner du notre, les pleurs devront attendre. L'heure est au combat. Bon, retournons à la pension, nos camarades doivent se battre eux aussi, et deux alliés de plus ne seront pas de trop.
Je commençais donc à marcher en direction du château, là où un spectacle impressionnant nous attendait. En effet, les WH essayaient de forcer le passage à l'intérieur du bâtiment, tandis que les pensionnaires se défendaient courageusement contre les armes antipathiques de nos assaillants. Tout, devant la pension, avait été transphormé en champ de bataille où fusaient balles et rayons magiques. Le surnombre des WH était leur seul avantage face aux capacités surnaturelles des mahoriens, et leur empêchait une défaite rapide et écrasante. Enfait, aucun des camps ne prenait l'avantage pour le moment.
- Quesqu'on fait? On rentre à l'intérieur voir s'il reste des pensionnaires, où on se bat maintenant?
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Dim 16 Aoû - 19:08

~20:22

Certes se promener seule dans les couloirs si tard alors que je viens juste d'arriver est bien la meilleure solution pour se faire prendre par un surveillant. Mais je n'arrivais pas à m'endormir. J'étais comme ''énervée'' sans l'être, comme si j'avais bu un café bien noir avant d'aller au lit. J'avais réussi à effacer la fatigue de mon long voyage et j'étais en pleine forme, même la nuit. Enfin, je présentais quelque chose de bizarre ce qui aggravée mon insomnie. Une fenêtre. Près de moi, la nuit noire s'étend. Quelque chose cloche. La lune rougeoie de mille feux. Un rouge étrangement attirant. Un rouge étrangement effrayant. Étant petite, mon père m'avait raconté un phénomène extraordinaire qui pouvait se passer les nuits d'été dans son pays natal. La lune pouvait obtenir une teinte rouge orangé. Ce phénomène était vraiment magique, mais une peur sourde naquit en moi. Une peur comme quand on monte la première fois dans un grand huit. Un mélange d'excitation et de méfiance, le tout donnant un résultat assez complexe.

Ne pouvant me décocher les yeux de ce spectacle, je remerciais quelqu'un d'imaginaire qu'aucun surveillant ne passèrent par là. Soudain, un rugissement sourd vint brisé le silence de la nuit. Je regardais ma montre. Huit heures et demie. Un jour de semaine, cela ne pouvais pas être un tir de pétard ni de feu d'artifice puissant ou proche. De plus, le bruit avait été sourd et bien plus puissant que n'importe quelle fusée d'artifice. Surtout bien plus effrayant et proche. Le silence retomba. Puis une autre explosion, plus proche encore. Je me rapprochai de la fenêtre et vis des arbres arrachés plus loin. Une bombe. Un petit obus. Il n'y avait aucun doute. On nous tirait dessus. La guerre. Le sang. Les combats. La mort. Proche. Un mélange de peur et de stress monta en moi et s'intensifia. Puis, l'explosion, cette fois interne, je m'évanouis.

~


La tête lourde, je me réveillai lentement. Je mis un certain temps pour reprendre les esprits. Et la triste réalité revenue aussi. J'entendis des coups de feu et d'autres tir d'obus, plus ou moins proche de la pension et de ses habitants. Je ne savais pas quoi faire. Pétrifiée, je n'osais pas bouger d'un seul pousse. Les autres étudiants devaient sûrement se battre et protéger leur école et leur foyer. Mais moi pourquoi devrais-je me battre ? Cela faisait à peine quelques jours que j'étais arrivée. Je ne connais encore personne. Pourquoi...

[flash back]
- Ton père est partis protégé des gens qui sont plus qu'humain, comme lui. Il est partis les protéger car, ils sont en grand danger car, des gens ont peur d'eux. Et quand on a peur de quelque chose, on veux souvent le tuer. Ton père est un mage, il peut faire des choses extraordinaires et cela, il le tient de ton grand-père. Quand ton grand-père m'a révélé ce qu'il était vraiment, j'ai eu peur de lui. Il en est mort de chagrin et c'est de ma faute. Et pourtant, je l'aime encore aujourd'hui ! Alors, quand j'ai su que ton père était comme lui, j'ai tout fait pour le protéger. Quand tu es née, tes parents n'ont pas voulu faire des tests pour savoir si tu étais comme ton père. Ils ont voulu te protéger et te laisser vivre comme une petite fille normal. Alors, en partant là-bas, ils sont sûrement en train de protéger un monde qui est peut-être le tien aussi. Alors, s'il te plaît ma petite, continue de protéger ce qui t'es chère et ce qui est cher à tes parents...
[fin du flash back]


Les dernières paroles de grand-mère. Elle avait raisons, il faut que je les protègent. Même si je ne les connais pas, papa et maman les ont protégés et ils auraient honte de moi si je ne faisais pas de même. Ils auraient honte de moi si je préférais fuir que de combattre.

Je regardai ma montre furtivement. Minuit et demi. Je ne pris pas la peine de retourner dans ma chambre, je savais qu'il n'y avait pas d'arme, enfin s'ils y en avaient, je n'en savais rien et j'allais perdre du temps à chercher. Pour mes compagnons de chambre, peut-être étaient-ils déjà au combat ? Je m'approchais du hall pour voir ce qui s'y passait. Et là l'horreur s'empreignait de moi. La nuit cachait de la vision le terrible combat qui devait se passer derrière l'immense porte du hall mais l'on entendait clairement les tirs, les rugissements des combattants et les complaintes des blesser, alliés ou ennemis. Un cri de douleur et de terreur me fis vomir, mais aussi reprendre conscience de la situation. Je repartis dans le couloir. Je cherchais des armes des yeux, mais rien qui pourrait m'aider. J'ouvris la fenêtre et je serrais le bic, le crayon HB et le petit carnet qui était dans mes poches puis je sautais. Quand j'étais dans mon ancien internat, les dortoirs étaient aux premiers étages et je me faufilais souvent par la fenêtre quand je n'arrivais pas à dormir. Certes la hauteur était plus haute alors je fis plus attention que d'habitude. Je retombai sur mes pieds, mais je tanguais et je finis sur les fesses. Je regardai autour de moi et je vis un cadavre avec l'inscription WH sur le dos. L'envie de vomir me vint encore, mais je n'eus qu'un haut-le-cœur. Il tenait encore une arme à feu que je lui pris avec dégout. Je me l'accrochai dans le dos tel un samurai qui s'accroche son katana et me relevai. Prête, je partis m'engageai dans le combat mais j'entendis un bruit suspect. Je stoppai net mon élan et je regardai vers l'enceinte de la pension Mahora. Un bruit de pas. Devant moi se trouvait deux personnes, mais le noir de la nuit m'empêchais de voir s'il s'agissait d'ennemis ou d'allier.

-Qui êtes-vous ? Dis-je avec une pointe d'hystérie et d'agressivité en pointant mon arme sur les deux inconnues. -Que voulez-vous ?
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Lun 17 Aoû - 7:14

- Oublie les larmes que tu as vu tout à l'heure, je n'avais pas de raison de pleurer, nous sommes tous impliqués dans cette bataille et nous devons tous y donner du notre, les pleurs devront attendre. L'heure est au combat. Bon, retournons à la pension, nos camarades doivent se battre eux aussi, et deux alliés de plus ne seront pas de trop.


De biens sages paroles, qui paraîtraient déplacées dans la bouche d'une fillette d'apparence âgée de 13 ou 14 ans si elle n'était pas armée de griffes gouttantes de sang. Et si la gamine en question ne venait pas dégorger un type après de courts adieux. Trâce songea un instant avec un froncement de sourcil que si elle devait faire un petit speech avant de buter un type à chaque fois, il leur faudrait un moment pour nettoyer l'ile... Puis il trouva cette pensée stupide, et se contenta d'acquièsçer et de suivre la jeune fille.

Il ne précisa pas qu'il avait des objectifs légèrement différents que simplement "venir en renforts".


Lorsqu'ils arrivèrent devant l'entrée principale de la pension, cependant, Trâce fit la moue en voyant confirmer ce qu'il avait deviné aux sons depuis quelques centaines de mètres : Le parc qui faisait la jonction entre l'entrée principale du château et le reste de l'ile s'était transformé en véritable champs de bataille. Il y avait tout de la scène de guerre : les WH d'un côté, nombreux et professionnels, qui tentaient de gagner du terrain face aux élèves de Mahora, qui s'étaient plus ou moins retranchés derrière le moindre couvert offert par le décors et repoussaient de leur mieux les WH, usant de leurs pouvoirs sans modération - et sans plus de pitié pour les soldats que pour les décorations du parc.

A vue de nez, il semblait y avoir un statut quo, mais d'un point de vue stratégique, les élèves étaient en mauvaise posture. Les WH étaient plus nombreux et mieux préparés, ils pouvaient se permettre de jouer la montre, et Mahora n'était pas en mesure de tenir sur le long terme. Dans le cas d'un siège, l'infériorité numérique était synonyme de condamnation à mort pour les assiégés. Si les élèves de Mahora voulaient avoir un chance, il ne fallait pas jouer la défense statique, mais bien la défense plus téméraire et mouvementée qu'on appelait communément "l'attaque".

Mais les WH, en soldats entraînés et préparés, avaient bien prévu leur coup pour frapper avec l'effet de surprise, ne laissant pas à Mahora le temps de se déployer. Et puis, les élèves n'étaient que des adolescents, aux pouvoirs puissants certes mais n'ayant dans l'ensemble pas la moindre expérience du champs de bataille ou même simplement de la théorie militaire. En tant que lecteur, je suis sur que vous vous dites "Beh Trâce non plus, hein !". Et bah si, c'est un sujet qui l'intéresse depuis un bail, et il a déjà eu plusieurs "experiences du terrain", mais ça c'est une autre histoire que j'ai la flemme de raconter maintenant. Peut-être dans un futur flash-back.


- Qu'est-ce qu'on fait ? On rentre à l'intérieur voir s'il reste des pensionnaires, où on se bat maintenant ?


Considérant la situation, se joindre simplement aux élèves retranchés autour de l'entrée ne signifierait de réel changement de la situation. Trâce serait probablement utile pour consolider fortement les défenses, et les WH n'auraient peut-être bel et bien plus du tout la possibilité d'approcher si les élèves étaient à l'abri derrière de solides murs de glaces, mais comme dit précédemment, jouer la montre ne pouvait pas tourner à l'avantage de Mahora. Et puis, Trâce s'inquiétait plus d'autres choses... Il n'eut ceci dit pas le temps de répondre, une voix se faisant entendre à quelques mètres derrière eux :

- Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?

Oula, pas très net, le ton de la voix. Enfantin, aussi. Trâce se retourna pour voir un magnifique canon de MP5 braqué droit sur sa tête. Enfin, à peu près sur sa tête, tenir un fusil à la hanche n'étant pas synonyme de précision. La fille qui tenait le fusil sus-cité, au regard orné de lunettes, n'avait pas l'air plus âgée qu'Itami, et semblait à deux doigt de péter les plombs.

- 'tain, c'est pas possible, ça, c'est pas la crèche ici ! cracha Trâce, plus pour lui-même que pour insulter la nouvelle venue. Avant de se tourner vraiment vers la nouvelle venue en question avec une voix plus tranchante qu'il ne l'aurait voulu. Bon écoute fifille, si encore, tu tenais ton flingue aussi bien qu'Itami utilise mes petits cadeaux, ta présence m'irriterait pas. Mais là, Papa Trâce est occupé et il a autre choses à faire que de s'occuper des petites sœurs. Donc tu rentres à l'intérieur, et tu laisses les grands s'occuper de l'extérieur. Ordre d'un surveillant. Bien reçu ?

Et d'illustrer ses paroles en se tournant légèrement pour montrer, sous le sang, les petites plaques de glace et les déchirures, le brassard de surveillant qui ornait son bras.

Soudain, alors qu'il se tournait à nouveau vers le champs de bataille pour penser à la façon d'atteindre son objectif, un lumière s'éclaira dans sa tête. La nouvelle venue n'avait même pas eu le temps de répondre à la tirade sèche de l'enfant des glaces qui déjà, celui-ci se retourna à nouveau vers elle avec la détente d'un fusil, son expression radicalement changée, affichant maintenant un petit sourire qui se voulait rassurant.

- Je ne serais pas digne de mon poste si je te renvoyais à l'intérieur sans t'accompagner. On ne sait jamais ce qui pourrait se passer, et il n'est pas question de te laisser courir ce risque, il en va de mon devoir ! Itami-chan, tu nous accompagne ?

Oui et surtout, c'était bien entendu l'excuse parfaite pour pouvoir rentrer dans l'école (s'éloignant du même coup du champs de bataille) sans passer pour un lâche. D'autant que celle qu'il cherchait était surement encore à l'intérieur, sinon il l'aurait probablement aperçu sur le champs de bataille. Pitié, faites qu'elle ne soit pas sortit sur l'Ile...
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Lun 17 Aoû - 14:35

[ J'espère ne pas avoir de trop grands retard pour les post à venir, parce que je risque de tarder ]

La jeune fille qui se tenait devant nous, une arme à feu à la main, n’était pas une Witch Hunter. Un moment, je l’avais cru, mais le timbre de sa voix m’en avait vite dissuadé, de même que sa silhouette frêle et ses habits qui n’avaient rien à voir avec les uniformes de nos ennemis. Je ne l’avais jamais vu dans la pension, sûrement était-elle arrivée il y a peu… Comme moi, elle possédait de longs cheveux bleus et de beaux yeux de la même couleur. Mais les siens étaient encadrés par des lunettes ovales qui lui donnaient un air sérieux. Dans leur verre se reflétait la lueur écarlate de la lune. Cet astre nocturne qui annonçait le début de la guerre. Je me demandais quand le soleil se lèverait. Sûrement bientôt. Ma montre n’était plus à mon poignet, elle devait être tombée et inutilisable. L’aube devait être proche, le temps avait dû passer vite. Très vite. Je souris à l’inconnue, pâle reflet d’un bonheur inexistant. Le bruit des coups de feu, des explosions, des cris de souffrance et d’imploration résonnaient dans la nuit spectatrice. Les paroles du surveillant me ramenèrent à la réalité.



- 'tain, c'est pas possible, ça, c'est pas la crèche ici ! Bon écoute fifille, si encore, tu tenais ton flingue aussi bien qu'Itami utilise mes petits cadeaux, ta présence m'irriterait pas. Mais là, Papa Trâce est occupé et il a autre choses à faire que de s'occuper des petites sœurs. Donc tu rentres à l'intérieur, et tu laisses les grands s'occuper de l'extérieur. Ordre d'un surveillant. Bien reçu ?


En effet, l’arme était pointée sur Trâce. C’est ce qui avait dû l’irriter autant, mais il en avait fait trop à mon goût. La jeune fille devait être dans le même état que moi lorsque j’avais voulu quitter la pension, et avec l’obscurité ambiante, ne pouvait pas savoir si nous étions de son coté ou pas. Son attitude était donc largement excusée, enfin pour moi. D’accord, ce n’est pas moi qu’elle avait pointé de son arme… qui sortait d’où, d’ailleurs ? Non, non, c’était une pensionnaire. Le fait que je l’aie confondue avec une WH pendant deux folles secondes était le résultat de ma tension, tout simplement. Elle avait dû, comme moi l’avait fait tout à l’heure, en « emprunter » à un de nos assaillants. Mais… Avait-elle combattu ? Et… simple curiosité, quels étaient ses facultés, à elle ? Elle n’avait pas l’air de compter la force physique dans ses atouts, mais sa magie ? Bon, trêves de pensées inutiles et complètement déplacées pour le moment.


- Je ne serais pas digne de mon poste si je te renvoyais à l'intérieur sans t'accompagner. On ne sait jamais ce qui pourrait se passer, et il n'est pas question de te laisser courir ce risque, il en va de mon devoir ! Itami-chan, tu nous accompagne ?


J’approuvais déjà plus… Etait-il sur les nerfs, lui aussi ? En tout cas, il n’avait pas dû donner une super impression de lui à notre nouvelle alliée… Enfin, notre petit groupe s’agrandissait et nos forces aussi. Je redoutais le moment où il faudrait se lancer dans la bataille qui faisait rage plus loin, et cette fois, retarder l’inévitable (quoi que…) ne me gênait absolument pas. Mais en même temps, à quoi servait réellement de rester dans la pension ? Pourquoi demander à la fille d’y retourner, elle ne pourrait rien faire dedans, à part espérer être en sécurité et prier pour les pensionnaires qui se battaient contre les soldats surentraînés qui jouissaient d’un effet de surprise foudroyant et de ressources qui nous étaient inconnues ? En réalité, les mahoriens étaient en désavantage sur de nombreux points… Les WH, eux, devaient être très informés sur nous, et s’ils avaient pu contrer le champ magnétique pour enclencher cette guerre, ils avaient très bien pu le faire pour envoyer des espions et recueillir de précieuses informations qui leur donnait un autre atout. Encore un.

Nous nous dirigeâmes vers la porte qui faisait originellement office de sortir de secours pour atteindre la bibliothèque de la pension. Un endroit qui m’était cher, et qui avait été témoin de ma rencontre avec Mika-chan, la personne vivante à qui je tenais le plus au monde. Les rayonnages de livres allongeaient leur ombre sur le sol carrelé, rendant la pièce habituellement claire et occupée une salle obscure et déserte. La seule lumière de la pièce provenait des faibles lueurs produites par les ordinateurs que des étudiants avaient apparemment oublié d’éteindre. Bon, nous étions rentrés. Je me retournais vers la fille et lui dit en souriant :



- Comme l’a dit notre cher surveillant, je suis Itami. Et lui, c’est Trâce. Dommage que nous nous rencontrons en un pareil événement, comme tu l’as sûrement remarqué, les Witch Hunters nous ont déclaré la guerre… Donc, nous avons deux solutions. Nous battre, ou fuir. Apparemment, nous sommes entrain d’effectuer la seconde… Mais bon, je ne m’en plains pas vraiment.

Alors que nous allions nous diriger vers la porte, des bruits de pas résonnèrent dans le couloir. Pensionnaires ? C’était le plus probable, mais un doute s’immisça en moi : et si des WH avaient réussi à s’infiltrer dans la pension ? Après tout, en utilisant les sorties de secours, ils auraient pu rentrer aussi facilement que nous… Et ça, ça poserait problème.
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Lun 17 Aoû - 18:19

Deux personnes se tenaient devant moi. En me rapprochant, je me rendis compte qu'il ne portait pas l'uniforme du cadavre et je n'apercevais pas d'inscription ''WH''. Et surtout, les deux inconnues avaient l'air bien plus jeune que l'homme des ''WH''. Sûrement des personnes venant de la pension. Grâce à la lumière de l'astre lunaire et au faite que je commençais à m'habituer à l'obscurité, je pus décrire les deux personnes qui se tenaient face à moi. La personne qui se tenait le plus proche du canon de mon arme devait avoir dans les vingt ans, sûrement un surveillant. Si c'était vraiment le cas, c'était plutôt dommage. J'avais réussi à les évitait depuis ma sortie de ma chambre alors si je me faisais prendre maintenant, c'était vraiment dommage. En faisant plus attention à son visage, je me rendis compte qu'il avait les yeux vairons ; l'un était d'un bleu vif et plutôt claire, l'autre d'un étrange violet plutôt sombre. Un regard vraiment étrange, en tout cas je n'avais jamais vu de personne comme cela auparavant. À côté de lui se tenait une jeune fille à l'aspect tout aussi inhabituel que son compagnon, mais là je n'avais rien à dire. Elle devait avoir quelques années de plus que moi mais surtout une couleur de cheveux et d'yeux ressemblant en tout point aux miens où légèrement plus claire. Cette caractéristique m'avait toujours procurée de nombreuses réprimandes auprès de mes camarades et aussi un certain complexe de ne point ressemblait à mes congénères cela depuis que j'étais toute petite. De voir quelqu'un ''comme moi'' me fit un sacré choc. Cette dernière me sourit comme pour me rassurer, mais on pouvait voir que le cœur n'y était pas. En tout cas, l'un comme l'autre, ils ne ressemblaient pas du tout à des humais ''normales''.

- 'tain, c'est pas possible, ça, c'est pas la crèche ici ! Bon écoute fifille, si encore, tu tenais ton flingue aussi bien qu'Itami utilise mes petits cadeaux, ta présence m'irriterait pas. Mais là, Papa Trâce est occupé et il a autre choses à faire que de s'occuper des petites sœurs. Donc tu rentres à l'intérieur, et tu laisses les grands s'occuper de l'extérieur. Ordre d'un surveillant. Bien reçu ?

Alors là, je ressentais un mélange de surprise total puis d'étonnement et de colère. * Pourquoi il me parle si familièrement celui-là, on à pas gardé les cochons ensemble à ce que je sache ? * Se retournant vers moi, il montrât son brassard, preuve qu'il assignait bien à la tâche de surveillant. Je n'avais plus aucune raison de pointer mon arme que je tenais ''mal'' comme avait dit ''Mr le Surveillant''. * Je suis amplement désolé, mais on m'a jamais appris à me battre moi ni à tenir une arme à feu ! J'ai toujours été avec des personnes ''normales'' moi ! * De plus, il était hors de questions que je rentre bien sagement. J'avais enfin réussi à réunir tout le courage qui était en moi pour aider Mahora et ses pensionnaires et ce n'est pas maintenant que j'allais bien gentiment attendre que tous se calme. Et puis de toutes façons, qu'est-ce que je ferais dans ma chambre. Un Mikado ? Mes devoirs ? Ou tous simplement un petit somme en attendant que tous mes nouveaux camarades se fassent zigouiller ? Et si un WH arrive dans le dortoir, je fais quoi ? Je me laissais bien gentiment étrangler pendant mon sommeil ou tous simplement tuer ? Ou alors le fuis, je saute par une fenêtre et on se retrouve au point de départ.

-Je ne serais pas digne de mon poste si je te renvoyais à l'intérieur sans t'accompagner. On ne sait jamais ce qui pourrait se passer, et il n'est pas question de te laisser courir ce risque, il en va de mon devoir ! Itami-chan, tu nous accompagne ?

Voyant nettement que je n'étais pas de taille contre eux, je suivais le surveillant et l'étudiante en espérant trouver une ouverture et leur fausser compagnie. Au moins le ton du surveillant était nettement plus amicale. Nous nous dirigeâmes vers une porte de secours, moi en bout de file. Nous entrâmes dans une pièce qui devait sûrement être la bibliothèque. Une douce et familière odeur de livre me vint. Cela me faisait penser qu'à peine quelques semaines auparavant, je passais le plus clair de mon temps libre dans la bibliothèque de mon ancienne internat avec la bibliothécaire qui s'occupait de moi comme une fille adoptive. C'est elle qui m'avait aidé à fuir cet internat où je n'avais pas ''ma place'' et qui avait trouvé Mahora. Je me laissai doucement submerger par les souvenirs et me rendit compte que plus aucune trace de peur ni de stress subsistais en moi. J'étais nettement plus confiante et sûre de moi. Je contemplais la bibliothèque et ses immenses rayonnages. J'étais légèrement ailleurs.

-Comme l’a dit notre cher surveillant, je suis Itami. Et lui, c’est Trâce. Dommage que nous nous rencontrons en un pareil événement, comme tu l’as sûrement remarqué, les Witch Hunters nous ont déclaré la guerre… Donc, nous avons deux solutions. Nous battre, ou fuir. Apparemment, nous sommes entrain d’effectuer la seconde… Mais bon, je ne m’en plains pas vraiment.

L'étudiante s'était retournée et s'était présentée ainsi que le surveillant. Ils étaient donc en train de fuir... Mais bon, vu leurs nombreuses blessures, je ne pouvais pas le leur reprocher. Witch Hunter...

-En...Enchanté, avais-je bredouillé à cause de l'effet de surprise, je m'appelle Zoë Itagaki et je suis nouvelle ici...

Je m'étais tu brusquement. Des bruits de pas raisonnaient et se rapprochaient de nous. Qui donc cela pouvait être ? Ma pulsion cardiaque s'accéléra doucement, mais je sus la contenir. Je resserrai doucement mon emprise sur l'arme que je tenais et j'éssayais de me souvenir comment les gangsters tenait une arme dans les films que j'avais pu regarder petite, mais les pas se rapprochaient et m'empêchaient de réfléchir.

-Plus un geste, sales monstres !

Un homme portait une arme du même type que celle que je tenais et la pointais sur nous. Il était derrière nous et avait une lampe torche assez puissante. Étant la dernière de notre file, j'étais la plus proche du canon. Dans un geste instinctif et désespéré je me retournais sans donner la moindre importance à l'ordre qui venait de nous adresser. Un geste tous simplement puéril et irréfléchi, ce qui ne m'étais guère habituel mais quelqu'un avait été plus rapide que moi. Enfin quelque chose.

En me retournant je vis et reconnue mon bic qui fusait à toutes vitesse sur notre agresseur et lui transperça le crâne. Le ''Witch Hunter'' vacilla et tomba en arrière de tous son poids. Une marre de sang s'étendait par terre au niveau de son crâne. On pouvait nettement voir le sillage de mon stylo à travers la boite crânienne du WH. Le temps que je me rends compte de la situation, mon bic qui était tombé un peu plus loin revenu à tous vitesse et se rangea délicatement dans ma poche.

Instinctivement mes yeux s'écarquillèrent et mes mains se placèrent devant mon visage sans néanmoins recouvrir ce dernier. Quelques larmes arrivèrent au niveau de mes yeux et coulèrent sur mes joues. Je tombais sur mes genoux. C'était la première fois que je voyais quelqu'un se faire tuer sous mes yeux. Mais qui l'avait tué ? Comment mon bic c'était-il retrouvais dans les airs ? Et comment avait-il réussi à briser si nettement le crâne de l'homme ? Remuant ma tête afin de remettre mes idées au clair, je me relevais et réussit à détourner mes yeux du cadavre du Witch Hunter. J'essayais de respirer avec plus de régularité. Quelques légers tremblements persistaient encore. Je me retournai vers l'étudiante et le surveillants en quête de réponses.
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Trâce Einherjars

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mar 18 Aoû - 9:28

[Deuxième page ! \o/ Vous gérez, on a déjà gratté deux pages de gros RP, bien joué !]

La bibliothèque... Dès qu'ils avaient posé les pieds dedans, Trâce avait fait ma moue. On pouvait difficilement trouvé un endroit plus propice aux embuscades, restait à savoir si le petit groupe était entré avant les WH... ou l'inverse. La deuxième option était donc assez terrifiante, suffisament en tout cas pour le le gosse des glaces mette tous ses sens en alerte, une quasi-paranoïa l'entourant comme un linceul. Il n'écouta la présentation de la nouvelle arrivée que d'une oreille, l'esprit principalement occupé par l'analyse de leur environnement. Pour tout dire, il se retenait à grand peine de faire taire les deux filles, sachant pertinemment qu'il serait blessant sans le vouloir. Car si un ou plusieurs WH étaient déjà là, ils pouvait se cacher derrière n'importe quel rayon de livres, les observer de n'importe quel angle... et chaque parole des deux fille indiquait leur position à l'ennemi !

Du coin de l'œil, Trâce put constater que la nouvelle tentait de trouver comment tenir efficacement son arme, ayant visiblement en tête des clichés holliwodiens. Très cinématographique, donc, mais pas forcément très réalistes... Au moins, elle y mettait de la bonne volonté. Le surveillant s'apprêtait donc à lui faire partager ses quelques connaissances en la matière (bien que, comme précisé plus haut, il n'était pas un "pro") lorsque des bruits de course retentirent dans la salle.

Première chose certaine, ce n'était pas un élève, les sens en alerte de Trâce pouvaient deviner au son que c'était une personne lourde, ou du moins lourdement équipée, et chaussée de bottes. Ne voyant guère comment un élève, ou même un membre du personnel, pourrait correspondre à cette description, il ne pouvait s'agir que d'un WH. Bug : la salle faisait résonner le moindre bruit, impossible de déterminer d'où l'intrus pouvait bien venir. Décidément, Trâce commençait à haïr les bibliothèques...


- Plus un geste, sales monstres !

Derrière ! Le faisceau puissant de la lampe torche fut comme un coup de couteau dans les yeux de Trâce, dont le réflexe fut de lever un bouclier de glace devant lui et Itami, qui était à moins d'un mètre cinquante de lui. Zoë allait en profiter également une demi-seconde plus tard, lorsque l'action prit fin brusquement. Un stylo fusa de la poche de la nouvelle et vint traverser sans autre forme de procès dans le crâne du soldat, qui s'effondra avant même d'avoir pu appuyer sur sa gâchette. Le stylo mortel revint tranquillement se ranger sa la poche d'où il était sortit, même pas tâché de sang tant il avait frappé vite. Trâce en resta un instant bouche bée, avant que son inconscient réagisse enfin.

- Putaiiiin, ça c'est la classe ! souffla-t-il, puis son "conscient" reprit le dessus. Une télékinésiste ! T'aurais pu nous dire que t'avais un pouvoir pareil, tu r'montes dans mon estime, gamine !

Avant de se rendre compte que la "gamine" en question s'était plus ou moins effondrée, apparemment en proie au débat mental dont sont victimes tous ceux - ou presque - qui tuent pour la première fois. Elle parvint ceci dit à garder le contrôle d'elle-même, ce dont Trâce ne l'aurait pas cru capable, à voir comment elle tremblait en tenant son fligue quelques minutes plus tôt.

Le surveillant fit tomber son mur de glace d'un claquement de doigts, avant de geler de la même façon les larmes qui prenaient leur temps sur les jours d'Itagaki. Quant on a pas de mouchoir, on fait avec ce qu'on a.

- Bienvenue dans le monde occulte, lâcha-t-il avec un petit air ironique devant le regard mi-interrogateur, mi-désespéré de la nouvelle - qui méritait décidément bien ce surnom. Et "pas" bienvenue dans le monde de la guerre, ça, je le souhaiterai à personne... Bref, me dit pas que tu savais même pas que t'avais des pouvoirs ? Si tu m'dis que tu sais pas contrôler ta télékinésie, c'est décidé, j'me tue !

Dit-il en exagérant bien entendu chaque mot. Juste avant que son côté "pseudo-professionnel" ne reprenne le dessus. Il était inconcevable que les WH se baladent seuls. Ils avaient l'avantage du nombre et étaient préparés, et ils étaient inévitablement conscients qu'en 1 contre 1 contre les élèves de Mahora, ils faisaient face à des pouvoirs souvent meurtriers. Enfin, en général. De fait, celui qui venait de les attaquer était soit un sous-doué qui avait été séparé de son unité... soit un appat. Trâce pria intérieurement pour la première oprion soit la bonne.

Tant que les alentours semblaient calme, il fit signe à Zoë de ne pas paniquer, et rehaussa également les chaussures de la jeune fille de crampons semblables à ceux d'Itami. Impossible de savoir quant il devrait recréer son Monde de Givre, autant jouer la prévoyance. Si Zoë était aussi nouvelle qu'elle en avait l'air dans le monde occulte, et qu'elle n'avait vraiment pas consciences de ses pouvoirs, elle serait incapable d'énoncer ses points forts et faibles pour que Trâce sâche à quoi s'en tenir avec elle au niveau stratégique. Tant pis, tant qu'elle réussissait à tirer avec son flingue dans la direction des ennemis, le suveillant ferait avec. Ce dont il lui fit part en ces termes :

- Bon, tant que je sais pas ce que tu sais faire, on va procéder comme ça : si y a des ennemis, tu réfléchis pas, tu leur tires dessus. Je gère pour tes munitions et pour la protection du groupe, contente-toi de tirer sur les WH - et pas sur les autres, si possible, essaye de garder la tête froide et de pas tirer sur tout ce qui bouge. Et si Itami-chan part au contact, t'arrêtes de tirer. Pas trop compliqué ?

Ça risquait de l'être, hélas, si elle n'était pas capable de garder son sang-froid... Ceci dit, elle avait l'air d'en être capable, vu comment elle avait pu se reprendre assez vite après son premier meurtre. Si elle pouvait laisser ses états d'âme de côté, il allait être possible d'en faire quelque chose. Créer des balles de glace n'était pas un problème, on pouvait considérer que le MP5 de la jeune fille avait des munitions illimitées, restait à voir comment elle s'en servirait, mais même si elle devait s'avérer inutile en combat, le duo que Trâce pouvait former avec Itami était déjà presque parfaitement autonome. Mais il n'allait pas cracher sur un élément supplémentaire, pas vrai ?


[désolé, un peu bordélique, top d'idées en même temps ^^']
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mar 18 Aoû - 16:48

[ Deux paages! \O/
Ah oui, là c'est Zoë et moi qui risquons de pas répondre jusqu'à lundi ou de vraiment tarder... ]
- Plus un geste, sales monstres !

Un doute fondé, apparemment. Il était seul, ce qui était étrange, et Zoë, car tel était son nom, était une victime proche. Idéale, donc. D’un seul coup, je sentis à nouveau la totalité de mon pouvoir ruisseler en moi, et j’étais prête à l’utiliser. Montée d’adrénaline ? Ou bien la fatigue s’était-elle enfin envolée grâce aux événements ? J’espérais que ce soit la seconde option qui soit réelle. Mais, étrangement, je n’eus pas à utiliser mon don. Non, un mur de glace s’était déjà élevé devant moi, alors que le WH s’écroula à terre, la tête transpercée par le stylo qui vint se ranger dans la poche de Zoë. Télékinésiste ? Comme Mika-chan ! C’était super ! Puisque j’avais retrouvé l’usage de ma faculté surnaturelle, nous avions deux atouts en plus pour notre trio. A moins que ce ne soit une diclonius… Ce qui n’était pas plus mal, au contraire !

- Putaiiiin, ça c'est la classe ! Une télékinésiste ! T'aurais pu nous dire que t'avais un pouvoir pareil, tu r'montes dans mon estime, gamine !

A mon grand regret, j’abandonnais l’idée des vecteurs et me contenta de rester muette, écoutant sans commentaires les paroles du surveillant. La pauvre Zoë devait être en proie à l’énorme trouble auquel j’avais été victime quelques minutes/heures (?) plus tôt. La pauvre, si elle était dans le même état que moi plus tôt, Zoë devait être entrain de se poser toutes ces questions existentielles et de trouver les réponses logiques à son tour. Je devais lui paraître distante, mais le contexte dans lequel nous étions plongés rendant les échanges amicaux difficilement concevables, je me contentais donc de lui sourire après ces brèves présentations. Alors que j’allais répondre à son interrogation silencieuse, Trâce me devança encore une fois.

- Bienvenue dans le monde occulte, Et "pas" bienvenue dans le monde de la guerre, ça, je le souhaiterai à personne... Bref, me dit pas que tu savais même pas que t'avais des pouvoirs ? Si tu m'dis que tu sais pas contrôler ta télékinésie, c'est décidé, j'me tue !

D’après la tête que faisait Zoë, Trâce allait vite se suicider… Bref, trêve de plaisanterie. La situation était grave. Comme je m’en doutais, des WH auraient très bien pu investir la pension, ce qui nous obligeait à rester continuellement sur nos gardes. Perspective qui ne me réjouissait pas tant que ça, mais que je devrais adopter si je voulais avoir une chance de survie. Oui, il fallait réfléchir, les chances n’étaient pas totalement sûres. Mahora pourrait très bien perdre cette guerre, trop d’éléments jouaient en faveur de nos ennemis et l’île arrivait à équilibrer la balance qu’à grand peine. Le trio que nous formions à présent avait néanmoins beaucoup de chance de s’en sortir. Seuls, nous aurions été faibles et facilement tués. Mais, tout comme les WH l’avaient très bien compris, l’union faisait la force, et si à deux nous avions pu vaincre six WH, à trois, plus mon pouvoir, la balance penchait à présent plus de notre coté, à condition de ne pas tomber sur trop nombreux. Mais nos assaillants avaient l’air organisés en unités plutôt restreintes. Pour l’instant.

- Bon, tant que je sais pas ce que tu sais faire, on va procéder comme ça : si y a des ennemis, tu réfléchis pas, tu leur tires dessus. Je gère pour tes munitions et pour la protection du groupe, contente-toi de tirer sur les WH - et pas sur les autres, si possible, essaye de garder la tête froide et de pas tirer sur tout ce qui bouge. Et si Itami-chan part au contact, t'arrêtes de tirer. Pas trop compliqué ?

Partir au contact… J’avais été contrainte de suivre cette option lorsque j’avais perdu le coté offensif de mon pouvoir. Mais à présent, le problème était résolu, et le combat à distance, que je préférais largement au corps à corps, de retour dans mes capacités.

- Je pense qu’à présent, nous pourrons tous nous contenter de la distance… Enfin, si ça nous arrange.

Dommage que je ne puisse entendre les pensées uniquement des gens qui me sont proches… Trâce et Zoë ne pourraient pas me répondre mentalement. Mais quel bonheur de pouvoir utiliser la télépathie à nouveau. Ce don faisait entièrement parti de moi, et ne plus le ressentir était un déchirement horrible que j’avais réussi à ignorer grâce à nos combats. Maintenant, je me sentais plus forte et entière. Je me demandais ce que ressentait Zoë, en ce moment. Percevoir pour la première fois un pouvoir palper dans tout son corps était troublant et saisissant en même temps. Je n’eus malheureusement pas le temps de me perdre dans les méandres de mes pensées existentielles. Le WH qui nous avait attaqué n’était pas seul. Trois autres arrivaient et ne lancèrent même pas de sommation avant de nous tirer dessus. Je ne sentis même pas la douleur de la première balle éraflant sauvagement mon épaule, pas plus que je ne vis ce que faisait Zoë et Trâce. En moins de trois secondes, ils plongèrent dans un paysage infernal et meurtrier, qui avait fait ses preuves plusieurs fois déjà. Etonnée, je vis cependant qu’un WH se releva, alors que ses compagnons étaient étendus, morts. Néanmoins, le survivant semblait… différent. Il avait lâché son arme et nous regardait d’un air stupide. Une seconde et vive douleur mentale l’acheva. Utilisé offensivement et quand mon pouvoir ne tuait pas, il pouvait provoquer des séquelles psychologiques graves pouvant entraîner la perte de mémoire et/ou diminuer considérablement le quotient intellectuel de la victime… Si cette dernière n’était pas trop forte mentalement, ce qui était surtout le cas des personnes surnaturelles.

Bon, étape suivante, nettoyer la pension, si j’avais bien compris.
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Jeu 27 Aoû - 0:21

[ Yeah \o/ 2 pages ! Enfin désolé pour tout le retard et celui à venir. De plus, je n'ai aucune idée du moment où Itami pourra retoucher son ordi =/ ]

J'essayais tant bien que mal de faire le vide dans ma tête. De ne pas penser à l'homme mort derrière moi. À l'homme que je venais de tuer. Mais quelque chose de plus intriguant me plongea dans d'intenses réflexions. Quelle est cette sensation, cette impression de force qui me submerge ? Cette sensation de pouvoir tout contrôler, de tous pouvoir déplacer ou encore lancer... Mais la sensation bizarre et magique disparus peu à peu. Je ne sentais plus qu'un peu de ce ''pouvoir'' en moi.

-Putaiiiin, ça c'est la classe ! Une télékinésiste ! T'aurais pu nous dire que t'avais un pouvoir pareil, tu r'montes dans mon estime, gamine !

Une quoi ? Une télékinésiste ? Essayant de chercher au plus profond de moi-même, je trouvai une réponse plausible. J'avais vu étant plus jeune, un film avec des gens aux pouvoirs surnaturels. Je me rappellais d'avoir vue une jeune femme qui pouvait grâce à la pensée, déplacer des objets. Alors, je pouvais le faire moi aussi ? Si s'était ça, l'impression que j'avais ressentie était confirmée. Mais alors, c'était moi aussi qui avais lancé le bic. Inconcionellement. Mais c'était moi qui avais tué l'homme des WH. J'avais tué un homme. Avait-il une famille, des amis ? Des gens qui l'aimaient ? Des gens qui comptaient sur lui ? Toutes ces questions étaient inutiles, je le savais, mais j'avais bien du mal à reprendre le dessus, à laissait couler comme si ce n'était rien. Des larmes commençais à couler sur mes joues mais, je ne sais comment elles se glacèrent et tombèrent sur le plant de ma robe. Je n'eu même pas le temps de commençais à sursauter et à recommençais de me pauser de nombreuse questions que le surveillant repris la parole et brisa le silence qui régnait dans la bibliothèque.

-Bienvenue dans le monde occulte, Et "pas" bienvenue dans le monde de la guerre, ça, je le souhaiterai à personne... Bref, me dit pas que tu savais même pas que t'avais des pouvoirs ? Si tu m'dis que tu sais pas contrôler ta télékinésie, c'est décidé, j'me tue !

J'espérais de tout coeur que c'était de l'ironie, autrement j'allais avoir un deuxième mort sur la conscience. Je n'avais aucune idée pour réactiver le flux puissant et la sensation étrange que j'avais ressentie peu auparavant. Le monde occulte. Maintenant, j'y étais aussi, comme mon père et peut-être comme ma mère. Enfin, si le monde occulte était comme ça, j'aurais pu m'en passer. Mais, Mr le surveillant en afirmait le contraire. En tout cas, me voilà belle et bien embarquais dans une histoire étrange. Ce dernier me fit signe de ne pas m'inquiétait et je sentis quelque chose de bizarre au niveau de mes chaussures. Des crampons de glace commençais à y apparaître. Je me relevais et après plusieurs déductions, je compris que la surveillant devait savoir ''maîtriser'' ou ''créer'' de la glace. Cela expliquait les murs de glace que j'avais entraperçue devant Itami et Trâce et aussi le fait que mes larmes avit gelés. Mais alors, que pouvait être le pouvoir d'Itami ? Ou ses pouvoirs. Enfin, ce n'était pas vraiment le moment d'y penser. De plus je le verrais bien au fur et à mesure des combats. Mais le fait qu'un seul homme était venu était vraiment bizarre. Est-ce que d'autre WH allées venir, plus ou moins fort que celui-ci ?

-Bon, tant que je sais pas ce que tu sais faire, on va procéder comme ça : si y a des ennemis, tu réfléchis pas, tu leur tires dessus. Je gère pour tes munitions et pour la protection du groupe, contente-toi de tirer sur les WH - et pas sur les autres, si possible, essaye de garder la tête froide et de pas tirer sur tout ce qui bouge. Et si Itami-chan part au contact, t'arrêtes de tirer. Pas trop compliqué ?

Garder la tête froide. Je pris une grande inspiration et essaya de me concentrer. Il fallait que j'oublie le côté humain et juste penser que ce sont des ennemis qui en veulent à ma vie et à celles de mes compagnons. Juste des ennemis. Je repris conscience que je tenais toujours une arme à feu et ré-essaya de bien la tenir. Il fallait que je tire ce qui allait ce mettre face à nous. Je restais tout de même perplexe sur le fait que je ne devais pas me soucier des munitions. Aurais-je le droit à des balles de glaces ? En tout cas, les espèces de murs de glaces allait refaire leurs apparitions. Le seul bémol serait de bien parcevoir Itami afin de ne pas la toucher et d'arrêter mon arme. En tout cas, si elle doit partir au contact, elle devait peut-être avoir un pouvoir qui lui permettrait de parfaire ses techniques de combats au corps à corps. Le mystère restait entier.

-Je pense qu’à présent, nous pourrons tous nous contenter de la distance… Enfin, si ça nous arrange.

On venait de parler dans ma tête ! J'en étais casi sûre, c'étais la voix d'Itami ! De la télépathie ? C'était vraiment quelque chose de bizarre. Sa voix résonnait encore de mon esprit, dans ma tête... C'était vraiment une expérience étrange. Je sortais, malgrè moi, de ma rêverie et essayais de me concentrer sur les paroles d'Itami. Pour moi, la distance étais des plus préférables. J'avais toujours été nulle en sport, trop frêle, trop fragile, trop discrète et trop timide. Les seuls sports que j'avais pratiqué en cours dans lesquels mes résultats n'éffleuraient pas les zéros étaient la gym et toutes les sortes de courses. J'avais la chance d'être assez souple mais aussi ma vélocité était des plus satisfaisantes. Mais bien sûr mon endurance n'était pas géniale. Je resserrais mon emprise sur l'arme à feu et me mis sur le qui-vive. J'essayais avec ardeur d'amplifier mon pouvoir au cas où il serait plus utile que l'arme à feu que je tenais.

Des bruits de pas se rapprochèrent de nous. Plus nombreux que le premier homme que j'avais abattue. Je n'eu à peine le temps de voir les trois hommes face à nous qu'ils nous tirèrent dessus. J'eus le temps de viser sur un des hommes au niveau de la poitrine, ce qui l'acheva au bout de nombreuses balles, et de commencer à viser sur le deuxième que tous était fini. Ils gisaient tous à terre. *Garder la tête froide, garder la tête froide* me répétais-je sans cesse comme une formule magique. Mais l'horreur me submergea quand je vis un ''survivant'' de notre carnage se relever, lâchant son arme et nous regarder avec un air hébété. Puis, il tourna de l'oeil et s'effondra brutalement et accompagna ses collègues dans la mort. Comment avait-il pu trouver la mort ? Ce n'était pas moi car rien avait bougé, l'effet de surprise avait pris le dessus sur moi quand je me suis rendis compte qu'il restait encore un WH vivant. Ni le surveillant, car aucun givre n'avait paru sur le cadavre entre le moment où il s'était relevé et le moment de sa mort. Est-ce que c'était Itami ? Mais comment avait-elle pu ? L'aurait-elle touché à l'intérieur de lui-même, physiquement ou peut-être mentalement ? La curiosité s'emparai de moi et me fis oublier les cadavres qui gisaient à quelques mètres de moi.

-Itami-san, si je ne me trompe pas, Trâce-san métrise la glace ou quelque chose dans le même genre. Mais, pourrais-tu m'expliquer quel est la nature de ton pouvoir ?
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Sam 29 Aoû - 0:49

Avez-vous déjà vu un enfant des glaces muet de stupéfaction ? Et bien voici Trâce en avant-première rien que pour vous ! Lorsque les paroles d'Itami résonnèrent dans sa tête, sans passer au préalable par ses oreilles, le surveillant en resta stupéfait. Une télékinésiste, et maintenant une télépathe ! Deux des plus puissants pouvoirs mentaux existants ! Pourquoi n'avait-elle pas montré son pouvoir plus tôt ? Après courte réflexion quant aux paroles d'Itami ("à présent, nous pourrons nous concentrer sur la distance"), Trâce en conclut qu'elle n'avait jusqu'ici pas accès à son pouvoir. Comment ? Pourquoi ? Ca à la limite, il s'en foutait, en fait : si maintenant, elle pouvait s'en servir, tant mieux !

*Tu m'entends, là ?* demanda-t-il mentalement à la jeune fille.

Pas de réaction. Sa télépathie était-elle donc trop peu puissante pour permettre un échange des deux côtés ? A voir la tête de Zoë, Itami avait été capable de s'adresser à deux personnes à la fois, donc la puissance n'était pas le problème. Trâce n'eu cependant pas le temps de lui poser des questions que des bruits de course se firent entendre. Plusieurs. Le reste de l'unité du premier type abattu ?

Trâce faillit lever le bouclier de glace un cran trop tard, récoltant deux éraflure - pfiou, c'était juste ! - avant que le mur translucide ne s'interpose devant Itami et lui. Simultanément, il gela sur place les bottes de tous les WH, qui cessèrent momentanément de tirer sous le coup de la surprise. Encore une fois, Zoë n'eut pas le temps d'avoir droit au mur de glace, le combat se terminant quasi-instantanément : Trâce, juste à côté d'Itami, sentit la vague de puissance magique qui partit d'elle et frappa les soldats. Tous s'effondrèrent dans l'instant, avec un hoquet de surprise et d'horreur. Pour avoir déjà côtoyé un télépathe et avoir vu cette technique à l'oeuvre, l'enfant des glaces savait ce qu'il s'était passé, du moins il le devinait : les WH venaient de voir les pires horreurs condensées en quelques secondes derrière leurs paupièes, et cet avant-goût de l'enfer du cru d'Itami avait eu raison de leur santé mentale. Morts sous le choc. Non, décidément, la télépathie d'Itami ne manquait pas de puissance, mais alors pas du tout.

Aussi le surveillant fut-il hautement surpris lorsque l'un des WH se releva. Pas plus d'une seconde, cependant, car il fut vite évident que ce n'était qu'un sursaut du corps pour tenter de conserver les signes vitaux de la pauvre victime. Qui s'écroula à nouveau quelques secondes plus tard. Prévisible. Une fois le calme revenu, Zoë se fit entendre :


-Itami-san, si je ne me trompe pas, Trâce-san maîtrise la glace ou quelque chose dans le même genre. Mais, pourrais-tu m'expliquer quelle est la nature de ton pouvoir ?
- Arrêtez-moi si j'me plante, répondit Trâce avant l'intéressée, mais Itami est une télépathe, et pas une télépathe de dernière zone. Pour c'que j'en ai vu, elle peut envoyer ses pensées vers l'esprit d'autres personnes, pensées qui peuvent comprendre aussi bien des sons que des images et, qui sait, des sensations. A un certain niveau de puissance, la télépathie peut carrément plonger la victime dans un monde illusoire totalement créé et manipulé par le télépathe, mais pas besoin d'te dire que ça demande une imagination et une force mentale au-d'sus du lot. Pour tuer les glandus de toute à kl'heure comme elle l'a fait - bien joué, à propos -, elle les a obligé à voir des trucs... euh... disons que par comparaison, tu préfèrerais voir les chiottes de Satan en direct live. Je me trompe pas, Itami ?

Et d'attendre la réponse, avant d'enchaîner :

- Ah, et, Itagaki, pour bien viser avec ton flingue, le plus simple c'est de mettre la crosse sur ton épaule et de coller ta joue dessus pour avoir l'oeil dans l'alignement du canon et du viseur, comme ça. Trâce créa une réplique grossière en glace de la forme du fusil de Zoë et l'épaula. Comme ça tu peux voir précisément ce que tu vises, et ton épaule absorbe l'impact c'qui fait que ton flingue se barre moins en couilles que si tu le tiens à la hanche. J'suis pas un expert, mais j'ai fait un peu de tir et... d'autres choses, par le passé... Et j'peux te dire que t'as du bol d'avoir trouvé un MP5, parce qu'un truc plus gros te dévisserai d'épaule en deux tirs !

Tout en parlant, il ôta rapidement le chargeur du MP5 sus-cité, en vérifia le contenu - 5 balles -, le vida au sol, prit une balle pour modèle histoire d'être sur, et rempli d'un claquement de doigts le chargeur de balles de glace concentrée. De si petits objets ne lui prenaient même pas un instant, et même concentrées comme elles l'étaient, les balles restaient plus légères que des vrais en acier. Résultat : le fusil gagnerait légèrement en puissance, et les balles de glace plus affutée et plus solides pourraient traverser les gilets pare-balles des WH, ou au moins leur faire l'effet d'un énorme coup de poing dans le torse, vu que les balles ne s'écraseraient pas dessus en perdant leur force d'inertie. Ah, décidément, avoir de larges connaissances était tellement pratique... !

Trâce prit ensuite deux petites minutes pour créer avec minutie - parce qu'il y a quand même de la mécanique à remodeler - deux autres chargeurs de glace chargés à bloc, qu'il donna à Zoë en s'excusant de la température des objets et en lui montrant en quelques gestes comment recharger rapidement. Vu la puissance dont disposait maintenant le groupe avec le retour du pouvoir d'Itami, Zoë n'aurait probablement plus le temps de vider un chargeur de toutes façons (sachant pour l'anecdote qu'un chargeur de MP5 de 30 balles se vide en approximativement 2,5 secondes). Et ce serait encore pire lorsque Zoë parviendrait à maîtriser rien qu'un petit peu son propre pouvoir, auquel cas son MP5 ne sera plus d'aucune utilité !

- Bon, bah effectivement, pour répondre à la remarque précédente d'Itami, on peut lâcher le corps à corps totalement. D'un claquement de doigts, il fit éclater doucement les griffes de glace qui ornaient encore les mains d'Itami. Ca m'déplait souverainnement que les Witch Hunter aient pu foutre les pieds dans l'école, mais c'est hors de question de les laisser se balader. Dans de telles conditions, la sécurité des élèves restés à l'intérieur n'est pas plus haute que celle de ceux qui se battent devant l'entrée principale. Donc on va faire un peu le ménage. A mon avis on doit pas être les seuls, j'pense que le reste du personnel fait déjà pareil, alors prenez le temps d'analyser chaque gus qu'on rencontrera pour savoir si c'est un ennemi ou allier AVANT de le canarder, parce que c'est moi qu'on va engueuler après si on bute un élève par erreur. J'vais me concentrer sur la protection du groupe, il gela rapidement la plaie qui saignait légèrement sur l'épaule d'Itami, alors j'vous laisse vous occuper de raidir tout ce qu'on voit et qui porte une tenue de WH et un flingue. J'compte sur vous, pas de boulette, hein ?

Tout en parlant, les sens toujours aux aguêts, il prit cette fois le temps de façonner sur les membres des deux filles, les bras, les avant-bras, le torse, les cuisses, les tibias, des plaques de glaces fines mais aussi concentrées que possible, telle une véritable armure. Ca allait leur faire perdre en mobilité, mais ils n'étaient même plus sensés bouger pour se battre maintenant, donc bon... Et puis ça pouvait arrêter des balles légères qui seraient tirées par surprise ou plus vite que le mur de glace. Aucun ennemi ne se présentant à l'horizon, Trâce se permit même d'ajouter les jointures aux plaques de glace, protegeant ainsi les coudes, les genoux et les épaules, ce qu'il ne pouvait faire sans le temps nécessaire à un modelage plus poussé, le faire à la va-vite ne permettant pas d'articuler les jointures et donc immobilisant bêtement le porteur de l'armure.

Il eut à peine le temps de finir la dernière jointure de l'armure fine, légère et translucide d'Itami qu'une balle, dénuée de détonation, frôla la joue du surveillant, y laissant une trâce sanglante. Les sens complètement déployés de Trâce purent situer l'endroit du tir quelque part derrière lui, tandis que son cerveau qui tournait à plein régime comprit que l'ennemi avait une arme équipée d'un silencieux. Aussitôt, il érigea un mur de glace circulaire de deux mètres de haut autour du petit groupe, tentant de situer avec précision le tireur dans l'obscurité et les hautes étagères de la bibliothèque. Il n'avait entendu absolument aucun son. Ce type n'était pas du même accabit que les autres. Le chef de l'unité précédente ?
[Note : On a affaire à un Capitaine, comme répertorié dans la partie information de l'event.]

Cling. Le bruit metallique, à l'intérieur du mur de glace, donna une sueur froide à Trâce, qui se retourna juste à temps pour déployer autour de la grenade une couche de glace aussi épaisse que possible. L'explosion envoya des blocs de givre un peu partout, mais la couche de glace avait été assez solide pour absorber quasiment toute la puissance de l'explosion. L'Enfant des Glaces poussa un juron entre ses dents.

- Itagaki, on a eu du bol sur ce coup-là, mais on à affaire à un pro. Si cette enflure nous rebalance une grenade, j'aurais pas le temps de la geler comme cette fois, alors je compte sur toi pour la balancer le plus haut possible avec ta télékinaisie, parce que le type aura eu le temps de compter les secondes et nous l'enverra trop tard pour qu'on ai le temps de la relancer à la main : il faudra la vitesse de la pensée pour ça. Et y a que ta télékinaisie pour nous sauver la peau. Itami, je compte sur toi pour me le pourrir dès l'instant où tu poseras les yeux sur lui. Moi, je m'occupe de le faire sortir de son trou...

Presque aussitôt, l'enfant des glaces plaqua une main au sol, les yeux fermés, et déploya lentement, précautionneusement, son Monde de Givre, l'étendant mètres par mètres sur toute la surface du sol, en affinant la qualité seconde après seconde, jusqu'à avoir atteint les limites de la bibliothèque. Là, après une vingtaine de secondes de concentration, sans avoir conscience de ce qu'il se passait autour de lui, concentré uniquement sur sa glace, il fit naître dur toute l'air de la bibliothèque un véritable champs de lames de glaces, n'épargnant aucun mètre carré. Un cri de douleur résonna quelques allées plus loin. Pas mort sur le coup, mais touché et localisé. Instantanément, Trâce fit jallir plusieurs lames de glace dans cette allée, mais aucun cri n'en monta plus.

- Localisé trois allées à droite, dit-il en indiquant la direction du doigt sans ouvrir les yeux. Il a grimpé à l'une des deux étagères pour éviter le sol

*Naïf...*.
ajouta-t-il mentalement, avant de reprendre sa concentration. Il étendit rapidement son Monde de Givre sur les montants des étagères, faisant progressivement naître des lames de glace un peu partout, jusqu'à ce qu'il arrive en haut et ne tapisse le "toit" des étagères d'éclats de givre tranchants. Un juron étouffé se fit entendre.

- J'le tiens, j'devrais rapidement réussir à le rameuter dans l'allée principale, en vue d'Itami. Itagaki, si tu t'en sens capable, balancer des livres un peu partout là-bas l'empêcherait de bien se concentrer sur mes attaques, ça me faciliterai la tâche. Et si t'arrives à le faire tomber, de cette hauteur, il est pour toi. J'compte sur vous les filles.
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Dim 30 Aoû - 1:07

[ Je suis vraiment désolée pour ce post super court >.<]

- Itami-san, si je ne me trompe pas, Trâce-san maîtrise la glace ou quelque chose dans le même genre. Mais, pourrais-tu m'expliquer quelle est la nature de ton pouvoir ?

Un sourire magnifique éclaira mon visage. Je m’apprêtais à répondre, quand Trâce pris la parole, entamant une explication quasi-parfaite de mon pouvoir. Le surveillant était vraiment intelligent, depuis le début de notre rencontre, il n’avait cessé de penser stratégie. Maintenant, il exposait le portrait de mon don alors qu’il ne l’avait vu en action qu’une seule fois. Décidément, il était très intelligent. Cela nous faisait un atout de plus. Trâce était le défenseur et le cerveau du groupe, tandis que Zoë et moi faisions sans doute parti du coté offensif. Quoi que la télékinésie offrait plusieurs optionalités. On pouvait dire que nos ressources étaient variées et plus ou moins nombreuses ainsi. Notre trio était encore loin d’être invincible, mais on pouvait dire qu’il était sur la bonne voie.

- Trâce à parfaitement raison, le plus gros problème avec ma télépathie, c’est que je ne peux lire les pensées que des personnes avec qui je possède des liens forts. Donc je peux vous parler silencieusement, mais vous, vous ne pouvez malheureusement pas me répondre…

Le surveillant conseilla Zoë sur la manière de tenir son arme et ajouta à celle-ci quelques touches personnelles. Mais je n’y prêtais pas vraiment attention. Mon regard vagabondait dans la pièce, voyageant d’étagères en étagères, aux allées complètement désertes et à la porte qui, par un pressentiment étrange, me semblait inaccessible. Sans la lumière du jour pour éclairer la bibliothèque et les élèves l’animant, cet endroit paraissait plutôt lugubre avec toute cette obscurité que provoquaient les hauts meubles. Un soupir. Presque imperceptible, de soulagement. Mon attention se concentra sur les paroles de Trâce lorsque la glace modelée en griffes tranchantes disparut de mes mains. Machinalement, je me frottais celles-ci, essayant de chasser le froid qui les avait envahi. Les mots du surveillant étaient simples. Tuer les WH, seulement les WH, et éviter de confondre les mahoriens avec nos ennemis. Rien de plus limpide. Soudain, un sursaut me parcourut, accompagné de chair de poule sur tout mon corps. Celui-ci se recouvrait de glace, en une armure transparente magnifique. La magie de Trâce était exceptionnelle.

Tout se passa très vite. Une ligne sanglante apparue sur la joue du surveillant, alors qu’un mur de glace circulaire enveloppant notre groupe s’éleva, nous offrant une sécurité soulageante. Enfin, le soulagement en question fut vite chassé par l’explosion qui éjecta plusieurs blocs de glace. Une… grenade ? Un ennemi se trouvait ici, tout près. J’avais beau le chercher partout, il ne se situait pas dans mon champ de vision. Trâce lança des instructions, et je me concentrais maintenant sur ce qui allait venir, à savoir une contre-attaque mortelle. Pour la seconde fois, je fus témoin de ce spectacle dont Trâce était le créateur. Tout se recouvrait de givre, augmentant faiblement la luminosité de la bibliothèque au sol à présent immaculée. Les lames ne tardèrent pas à arriver, atteignant leur objectif en provoquant un cri de souffrance que le WH n’avait pu contenir. Le surveillant continua sa localisation, étendant son pouvoir sur l’étagère où s’était sans doute réfugié notre ennemi. Il le trouva, signant ainsi une promesse de mort. Oui, il n’allait pas faire long feu.

- J'le tiens, j'devrais rapidement réussir à le rameuter dans l'allée principale, en vue d'Itami. Itagaki, si tu t'en sens capable, balancer des livres un peu partout là-bas l'empêcherait de bien se concentrer sur mes attaques, ça me faciliterai la tâche. Et si t'arrives à le faire tomber, de cette hauteur, il est pour toi. J'compte sur vous les filles

Cette fois, j’utilisais ma télépathie en vue de ne parler uniquement qu’à Zoë. Cela ne serait certainement pas facile d’utiliser son pouvoir comme ça après en avoir découvert l’existence. Oui, cela allait être difficile, mais pas impossible.

- Ne t’inquiète pas, Zoë-chan. Tu peux le faire, je suis certaine que tu vas y arriver.


[ Si ça vous arrange, Zoë ou Trâce, vous pouvez faire en sorte qu’Itami tue notre cher capitaine =)]
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Mer 16 Sep - 21:02

Je suis dans un monde de dingue. C'était l'unique chose à laquelle je pensais. Je me trouvais avec un mec aux yeux vairons et qui métrisait glace et une fille télépathe qui avait une longue chevelure bleuté. L'internat que j'avais intégré était en fait un lycée pour adolescants surnaturels et ce dernier ce faisait attaquer par une armée surentrainée dirigée par des hommes contre les gens qui ont des capacité supérieur aux leurs. Mais le truc le plus bizarre étais que j'étais aussi bizarre que ces adolescents. J'avais un peu de mal à suivre toutes les instructions que me disait Trâce que je sentais en froid m'envahir. Tournant la tête je m'aperçu qu'Itami grelottais elle aussi. Sûrement un acte du surveillant, sûrement pour nous protéger. Je n'eu même pas le temps de poser des questions à ce dernier que je sentis un projectille arriver droit sur nous. Malheureusement, la sensation fus si furtive que je ne pus rien faire. La balle se dirigea sur le surveillant et lui tira une éraflure peu profonde. Aucun bruit sauf à l'impact de la balle sur le givre qui couvrait le sol, vestige de notre précédant affront. La panique eu juste l'emprise sur moi quelque seconde et je repris assez facilement le contrôle de moi. Je commençais à me reconnaître, j'arrivais de plus en plus à gardez mon sang froid si qui était bon signe. À peine avais-je effleurer l'idée de froid qu'un immense mur de glace se leva et nous entoura. Je savais que ce n'était pas le moment, mais je m'approchai légèrement du mur de glace que j'avais à peine entrevu à chacune de ses apparitions. Le pouvoir de Trâce était vraiment très intéressant. Le mur était assez épais pour arrêter les balles et des bruits de choc se faisait entendre sur les surfaces de notre mur protecteur. Aucun bruit au moment de tirer sur la gâchette. Mon arme avait fait un boucan immense comparé à celle-ci. Où pouvait bien être le tireur ? Une explosion. Je n'avais pas suivi l'action. Le surveillant jura.

-Itagaki, on a eu du bol sur ce coup-là, mais on à affaire à un pro. Si cette enflure nous rebalance une grenade, j'aurais pas le temps de la geler comme cette fois, alors je compte sur toi pour la balancer le plus haut possible avec ta télékinaisie, parce que le type aura eu le temps de compter les secondes et nous l'enverra trop tard pour qu'on ai le temps de la relancer à la main : il faudra la vitesse de la pensée pour ça. Et y a que ta télékinaisie pour nous sauver la peau. Itami, je compte sur toi pour me le pourrir dès l'instant où tu poseras les yeux sur lui. Moi, je m'occupe de le faire sortir de son trou...

Une grenade. L'instruction était simple. Malgré le fait que je connaissais ma télékinésie depuis peu, un mouvement aussi simple me paraissais assez facile. De la glace se répandu un peu partout, comme à l'habitude avant chaque attaque du surveillant. Des lames de glaces sortirent du sol un peu partout et un cri se fit entendre. Cette manoeuvre avait juste servi à localiser l'ennemi et la manoeuvre avait réussi. ''Trois allées à droite'' suivi d'un geste du doigt. D'autres lames et un légers son ; d'autres paroles du WH.

-J'le tiens, j'devrais rapidement réussir à le rameuter dans l'allée principale, en vue d'Itami. Itagaki, si tu t'en sens capable, balancer des livres un peu partout là-bas l'empêcherait de bien se concentrer sur mes attaques, ça me faciliterai la tâche. Et si t'arrives à le faire tomber, de cette hauteur, il est pour toi. J'compte sur vous les filles.

Certes encore un mouvement simple, mais l'étagère était bien plus lourde que la grenade. J'appréhendais mais étant sûre que je pourrais la secouer légèrement, je pouvais de toute façon faire tomber le WH sur les pics de glaces qui étaient formées un peu partout.

- Ne t’inquiète pas, Zoë-chan. Tu peux le faire, je suis certaine que tu vas y arriver.

*Merci Itami-san * Sur le coup, j'étais assez peinée qu'Itami ne puisse entendre mes pensées. Son encouragement me redonna confiance et je me concentrai. De plus en plus, je sentis mon emprise autour de l'étagère et le poids de l'homme qui y était dessus. Environ 75kg, un homme de trente ou quarante ans. Un capitaine ? Sûrement celui de l'escouade qu'on avait combattu. Mon emprise faite autour de l'étagère j'essayais de secouer de plus en plus l'étagère. L'étagère ne bouger que légèrement. L'homme y était fermement agrippait ce qui rendait ma tâche encore plus difficile. Me rendant compte que le mouvement d'avant en arrière était bien trop difficile, je concentrais toutes mes forces dans un seul mouvement latérale. *Un... deux... trois ! * Et l'étagère bascula, perdit équilibre et se fracassa dans l'allée centrale face à nous. Un nuage de poussières nous cachait encore les morceaux d'étagère, puis il s'estompa. Certains débris avaient parcourus la totalité de l'allée et étaient partis dans l'allée en face. Vers le milieu de l'allée centrale, sous un reste du coin suppèrieur du meuble, quelque chose bougeait. Avec une observation plus détaillé, je reconnu une forme humaine. Malgré sa chute l'homme n'était pas mort. J'avais réussi à le faire chutter mais pas le tuer. Me rappelant des instructions du surveillant je cherchais derrière moi Itami. Elle était à quelques pas de moi. Je courus vers elle, la prise par le bras et lui pointant l'homme dans les décombres.

-Itami ! Là, il est là ! Tue-le !

Cette dernière phrase avait été drôlement dure à sortir. L'inabitude, peut-être. Instinctivement, j'avais fermé les yeux afin de ne pas voir le regard de cet homme voyant comme ultime rêve les pensées qu'allait lui faire passer Itami.
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Ven 25 Sep - 8:28

[Zoë, gaffe à ton orthographe, tu te relâches ! xD]

Surprise dans les rangs. Enfin, chez Trâce, en tous cas. Enfin quoi, il suggérait à Zoë d'utiliser sa télépathie pour faire valdinguer les livres, et la gosse se mettait carrément à faire bouger l'étagère toute entière ! Un véritable monument, le machin, avec plusieurs étages, une échelle, et quelques milliers de livres dessus ! Et elle arrivait à la faire tanguer !

*Elle s'est foutue de nous, en nous disant qu'elle venait de découvrir son pouvoir, c'pas possible autrement !* songea l'enfant des glaces, abasourdi.

Puis il se reprit : c'était pas le moment de penser à ce genre de trucs, il fallait profiter de la manoeuvre audacieuse de Zoë ! En haut de l'étagère qui tanguait de droite et de gauche, le soldat WH se cramponnait comme il pouvait à la chambranle pour ne pas tomber, Trâce le sentait sur sa glace. D'une pulsion mentale, le surveillant modela sa glace, là-haut, pour qu'elle enserre soudain les pieds et les poignets du WH, telles de véritables menottes. Il voulait s'accrocher, le voilà servi ! Trâce aurait aussi bien pu l'empaler sur place, à ce point-là, mais ça aurait été beaucoup moins drôle : c'était une proie de qualité, il mérittait une mort digne de la résistance qu'il avait opposé à tellement plus fort que lui...

Quelque part dans les tréfonds de son esprit, Trâce nota qu'il se remettait à penser cruellement, comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt. Mais l'adrénaline du combat était encore bien trop forte pour qu'il en ai quelque chose à faire. Soudain, sous la volonté décidément surprenante de Zoë, l'étagère bascula sur le côté. Sans la glace qui recouvrait tout, elle aurait peut-être réussi à se remettre debout, au moins pour cette fois (ou peut-être pas), mais elle s'écroula finalement dans un immense fracas de bois brisé et de papier déchiré. Au milieu de la chute, un cri humain paniqué fut également audible, et dessina un sourire amusé sur les lèvres de Trâce. Il l'avait bien cherché, cette chute, on a pas idée de grimper sur des étagères !

Il fallu plusieurs secondes à la poussière pour se dissiper. Tout l'édifice de bois était entièrement disloqué, les milliers de volumes qu'il avait soutenu étaient dispersés un peu partout, dans un fatras à faire s'évanouir n'importe qui d'un peu trop maniaque. Fort heureusement, l'étagère s'était écroulée dans l'allée centrale et n'avait donc heurté aucune de ses congénères, n'entrant pas de réaction en chaine aux effets dévastateurs...

- Bien, je décerne un diplôme de fouilles archéologique à celle qui arrivera à me dégoter le cadavre de ce type, dans ce bordel ! Lança Trâce, acerbe. Du moins, il aurait aimé lancer ça, mais Zoë le doubla, se jetant littéralement sur Itami en criant : "Itami ! Là, il est là ! Tue-le !"

"Tue-le" ? Sans scrupule, ou paniquée, la fille ? Trâce haussa un sourcil sous la surprise, et tourna le regard vers l'endroit qu'indiquait la télékinaisiste. Presque comme si il n'avait attendu que ça, le WH repoussa péniblement un panneau de bois sous lequel il s'était retrouvé enseveli, et commença à s'extirper difficilement des décombres. *Bonne pioche !* songea Trâce.

Aussitôt, le mur de givre qui entourait le groupe éclata, et une nouvelle sculpture de glace se forma derrière le WH : une grande croix, de trois ou quatre bon mètres de haut, s'éleva des décombres de l'étagères, emportant le WH avec elle et le crucifiant littéralement, pieds et poings enchassés dans la glace. L'arme de l'humain tomba au sol dans un bruit métallique, alors qu'un bloc de glace se chargeait aussitôt de le baillonner. Voilà qui ne devait pas être très agréable.

- Désolé si ça vous paraît de mauvais gout, lâcha Trâce avec un soupir à l'adresse des deux filles en désignant la croix, mais j'adore les symboles. Et encore, il peut s'estimer heureux d'être seulement "attaché" de la sorte, parce qu'à l'époque des crucifixions, ils utilisaient des clous.

Le WH gémissait à présent pitoyablement, le bloc de glace dans sa bouche l'empêchant d'articuler quoi que ce soit et lui gelant lentement la langue et les dents. Il n'avait plus rien du soldat professionnel qui avait bien faillit les avoirs, quelques poignées de secondes plus tôt.

- Voici le topo ! dit tranquillement Trâce, plongeant les mains dans ses poches, en se retournant pour faire face à Itami et Zoë. Nous avons un prisonnier, mais il ne peut pas rester prisonnier éternellement, et il est trop dangereux pour qu'on le libère. Conclusion : il nous faut l'executer. Seulement voilà, une execution, ce n'est pas comme tuer quelqu'un dans un combat. Pour une execution, il faut être capable de tuer de sang-froid un être sans aucune défense. Alors voilà ce que je propose : soit Itami execute elle-même notre cher ami ici présent, après tout c'était sa part du boulot. Soit Itagaki fait preuve du même entousiasme à s'en charger elle-même qu'elle en montrait pour qu'Itami le fasse. Soit, si aucune de vous ne veut se salir plus les mains, je peux m'en charger moi-même, ce n'est pas un problème...

Pour illustrer ses paroles, le surveillant fut jaillir deux lames de glace de la grande croix, les modelant sans même y accorder un regard pour qu'elles viennent tranquillement de placer sous la gorge du WH.

- Ceci dit, si Itami n'a pas changé radicalement de manière de penser depuis notre rencontre, je crois que cette proposition ne sera pas utile... conclu-t-il d'un air neutre, en caressant affectueusement la tête d'Itami.

Il fronça les sourcils en remarquant son geste. Son corps avait encore bougé sans son autorisation. Quelque part au fond de lui, il y avait toujours cette déchirure, entre cette cruauté inhabituelle qui apparaissait en lui à l'appel du sang, et le besoin physique diamétralement opposée de prendre Itami (pourquoi Itami et pas Zoë, d'ailleurs ?) dans ses bras et de la consoler - alors qu'elle ne laissait transparaître aucun chagrin, ni rien de ce genre. Restait à espérer que cette envie ne se peignait pas clairement sur son corps ou dans son regard, manquerait plus que ça...
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Sam 26 Sep - 15:47

« Tue-le ! »

Ces mots résonnent en moi comme dans un abîme à la profondeur infinie, me saisissent incessamment par leurs échos de plus en plus proches, et de plus de plus lointains à la fois. Deux mots, et je plonge dans un état second dont je reste malgré moi prisonnière. Pourquoi mon âme a-t-elle réagie ainsi en entendant cette phrase anodine dans une telle situation ? Je me sens différente, soudainement. Je ne vois plus rien, je n’ai que l’obscurité avec moi. Mes yeux sont-ils fermés ? Je ne sais pas. Je ne ressens plus mon corps, je ne ressens plus rien. Ou pas exactement. Je tiens un objet à la main. Alors, progressivement, la lumière substitue l’ombre, et je me retrouve… Nulle part. Dans le néant. Tout autour est d’un blanc aveuglant. Exceptée la gigantesque faux d’argent où s’incrustent quelques saphirs luisant d’un pouvoir … mortel. Une arme destructrice, dont le manche long d’au moins un mètre cinquante, si ce n’est plus, est tenu par ma main droite. La position des doigts est instinctive mais parfaite pour manier la Faux. De surprise, je veux crier, mais le son ne parvient pas jusque dans ma vision. Peut-être dans la réalité, Trâce et Zoë m’ont entendu, qui sait. De toute façon, je m’en fiche. Tout ce que je voeux, maintenant, c’est m’extirper le plus rapidement possible de cette mystérieuse hallucination. Je veux lâcher l’arme qui m’inspire une peur irrépressible, mais je n’y parviens pas. Mes doigts restent autour de la Faux qui semble avoir pris le contrôle de mon corps. Je n’arrive plus à bouger, à parler. Mon regard fixe l’arme dangereuse.

« Tue-le ! »

Cette fois, la phrase ne venait pas de Zoë, mais d’une autre fille. Une fille que j’avais trop peur de reconnaître. De longs cheveux noirs, une peau si pâle qu’elle en était pratiquement blanche, des yeux cruels, et un sourire ironique. Elle se déplaçait d’une démarche assurée et hautaine, comme elle l’avait toujours fait. Comment pouvait-elle apparaître dans ma vision maintenant ? Après toutes ces années ? Etrangement, je ne ressentais plus d’angoisse à son égard. Malgré que tout en elle inspirait frayeur, je la regardais fixement, tentant de percer ses pensées, en vain. Mes pouvoirs n’avaient jamais eu aucun effet sur Leah.

- Alors ? Qu’attends-tu pour le tuer ? susurra-t-elle

Je ne pris pas la peine de répondre. Mon bras droit se leva, et lancée par une volonté qui n’était pas mienne, je m’élançais vers elle.

-
Disparait !

Sauf que, c’est exactement ce qu’elle fit. La lame de la Faux trancha le vide. Et une vague de solitude et d’incompréhension déferla sur moi. Et la peur que j’avais toujours ressentie envers Leah cessa d’avoir cessé d’exister. Mais que signifiait donc cette série d’événements inexplicables ? Je n’en pouvais plus, cette illusion m’octroyait une sensation oppressante que je voulais fuir.


L’obscurité m’enveloppa une nouvelle fois, et je me retrouvais dans la bibliothèque, sans savoir comment, mais avec soulagement.

Le spectacle qui m’attendait était impressionnant. La pièce était couverte de givre et remplie de lames glacées fatales. Il y gisait une étagère et des centaines de livres aux pages qui virevoltaient doucement avant d’enfin se poser délicatement sur le sol froid, telles des plumes. Il me fallut quelque temps pour reprendre mes esprits, quelques minutes durant lesquelles je me concentrais afin de récupérer ma récente mémoire altérée par mon rêve. Lorsque je récupérais les derniers morceaux de mes souvenirs et finit de les emboîter pour terminer ce puzzle complexe, je pris enfin conscience de l’état de notre ennemi. Prisonnier d’une croix de glace son visage était défiguré par une expression de peur et d’appréhension mêlée à de la fureur. Alors, j’entrepris d’activer mon pouvoir. Cependant, quelque chose m’en empêcha. La sensation d’un objet fin et cylindrique entre mes doigts. Le manche de la Faux.

Elle avait dépassé le stade de la simple vision. Cette fois, elle était réelle ! Etait-ce une seconde faculté surnaturelle ? Mais je n’en avais nullement besoin ! Et je ne savais pas la contrôler ! Encore une fois, je n’arrivais pas à lâcher l’arme. Mes doits resserraient de plus en plus leur prise à chaque tentative. Pourtant, le reste de mon corps m’appartenait totalement, cette fois.

La Faux. Symbole de la mort. Pourquoi pouvais-je en invoquer une ?

« Ne réfléchis plus.
Tu es née pour prendre la vie.
Tu as vu le jour uniquement dans le but de répandre la mort.
Ton seul objectif est de tuer. »

Ma vue se voila d’une brume opaque, et je tombais dans une semi-inconscience.
Lorsque je m’éveillai, le corps du Capitaine était divisé en deux, une partie toujours accrochée à la croix, le sang s’écoulant comme une cascade vermeille. Des gouttes écarlates venaient s’étaler sur le sol, provenant de la lame de la Faux. Je me tenais debout devant de massacre, un sourire énigmatique au visage.
[Corrigé]


Dernière édition par Itami le Ven 23 Oct - 19:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Dim 11 Oct - 13:28

Je ré-ouvris mes yeux doucement. Le cri que j'avais poussé m'avait fait instinctivement fermé ces derniers. La peur plus qu'autre chose. À défaut d'être mort, l'homme était attaché sur une croix scintillante de givre à plus de trois mètres de hauteur. En morceau de glace lui bloquais la mâchoire. Le tableau était des plus horribles. Le surveillant venait de parler, mais je n'avais pas pus tout comprendre, étant trop absorbée pas le spectacle morbide qui se dressait devant moi. Retrouvant peu à peu mes esprits, je tournai mon regard sur le surveillant. Les mains dans les poches, complètement détendu malgré la situation et affichant une légère désinvolture, parla et fit apparaître deux lames de glaces tranchante sous la gorge du soldat. C'est vrai, l'homme n'était toujours pas mort. Je me tournai cette fois vers Itami afin de m'excuser de mes propos totalement inconscient mais je ne pus guère lui parler. La jeune fille paraissait totalement absente, comme une transe, mais une transe mentale. Le regard vide, elle semblait être plongé dans d'intenses réflexions. Je m'approchai doucement d'Itami, mais elle semblât bouger et elle hurlât.


Une lumière. Intense, elle semblait remplir la pièce faiblement éclairé par la clarté lunaire. Envahissante, elle illumina chaque recoin de la vaste pièce et tout l'espace proche du groupe. Dangereuse, elle faisait tellement mal aux yeux que toutes les personnes présentes fermèrent les paupières. La source ne pouvait être qu'Itami. Quelques secondes s'écoulèrent entre son cri et le flash puissant de lumière. Puis tout doucement, la lumière s'affaiblit et la pénombre reprit du terrain. En quelques instants, l'apparition disparut, mais il resta un unique produit de cette illumination. Une faux d'argent sertit de saphir et d'une longueur inexplicable était entre les mains d'Itami qui paraissait légèrement perdue, chose inattendue de sa part. Inattendue dans le sens qu'Itami paraissait aussi calme et concentré sur le champ de bataille que Trâce qui paraissait être un guerrier expérimenté.


Puis du tout au tout, Itami reprit un regard vide. Ses paupières supérieures tombèrent et un regard concentré et effrayant se figea sur son visage. En un ''pas'', elle se retrouva au niveau de l'homme et le trancha en deux. La première partie du corps resta attaché à la croix et la deuxième tomba à terre, dans un bruit répugnant et glissa lentement sur le givre qui couvrait le sol. Le visage du WH était tendu et ses yeux écarquillé dans un élan d'horreur étant horrible. La bibliothèque, qui avait abhorré un blanc majestueux grâce à la glace, avait pris à de nombreux endroits une teinte écarlate et éclatante. Quelques gouttes perlaient de la lame de la faux. Itami souriait dans un sourire profondément sadique. Un carnage rapide et sanglant venait de se passer.


Bon, on aurait pu dire qu'en morts, je commençais à m'y connaître et que maintenant je devrais être immunisé, mais bon, ce n'était pas encore ça. La vision du soldat sur la croix était déjà pas très réjouissante, mais là, c'était vraiment horrible. Il me fallut un petit temps de réactions afin de détourner mon regard des ''restes'' du WH. Je me déplaçai légèrement afin de voir Trâce et Itami, mais que le cadavre ne soit pas dans mon champ de vision. Ces derniers allaient sûrement se rendre compte de mon action et je sentais déjà quelques réprimandes du surveillant, mais je n'étais pas suicidaire. Je pris une respiration normale et réfléchis.


On avait bien dû abattre tous les WH du secteur, en espérant qu'ils ne soient pas si nombreux à avoir pénétré la pension. Une escouade était déjà bien assez. En tout cas, malgré le combat qui faisait rage à l'extérieur, les WH étaient bien rentrés dans la pension. Certes pas par la grande porte, mais ce n'était qu'un détail. À présent, il fallait progresser dans la pension. Je voulus consulter la pendule de la bibliothèque, mais elle était dans la pénombre et malgré mes efforts, je ne pus savoir l'heure. Combien de temps avais bien pu s'écouler ? Les mots ''infinie'' et ''instant'' se confondaient. De toute façon la lune écarlate brillait encore intensément dans le ciel, nous étions encore dans la nuit.


Étant nouvelle dans l'établissement, je ne savais pas vraiment où nous étions. J'avais visité la bibliothèque quelques jours après mon arrivée, mais je n'avais aucun souvenirs de comment j'y étais parvenue. Heureusement que je n'étais pas seule.


- Je suppose qu'il n'y aura plus de WH ici, enfin il faudrait tout de même condamner l'entrée par laquelle nous sommes passés. Quelle est la suite du programme ?


Puis me rappelant le froid qui m'enveloppait, je pus poser les questions que je gardais pour moi.


- Désolé Trâce-san de toutes ses questions, mais pourrais-tu expliquer ce que c'est ça, enfin je sais bien que ça doit être normal d'avoir froid avec toute cette glace, mais je pense qu'une couche de glace nous a enveloppé Itami et moi où un truc dans le genre. Et ici, le spécialiste de la glace, c'est toi.


En disant le nom de la jeune fille, je me tournai vers elle. Elle n'avait pas vraiment changé. Le sourire monstrueux avait disparu, mais elle avait toujours un regard énigmatique. Qu'avait bien pu lui arriver ?
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Trâce Einherjars

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MessageSujet: Re: Sous l'éclat pourpre de l'astre lunaire...   Ven 23 Oct - 8:27

Trâce était soudainement en arrêt. Choc total. Depuis environ une minute, quelque chose n'allait pas avec Itami. Et maintenant il savait pourquoi. La jeune fille venait de faire surgir du néant une grande faux, plus grande qu'elle, et d'un déplacement que Trâce ne comprit pas, elle venait de se retrouver devant la croix de givre. Un grand geste, circulaire, un mouvement trop fluide pour être humain, et la grande lame de la faux vint trancher en deux le soldat qui gémissait pitoyablement entre les fers de glace qui l'immobilisaient. Les jambes du Witch Hunter tombèrent lamentablement au sol, en même temps qu'une véritable cascade de sang et de viscères, avant de se répendre sur la glace déjà teintée de pourpre par la clarté relative et traîtresse de la lune. Une pluie de sang continua de tomber du torse du WH, resté accroché à la croix, et éclaboussait Itami restée en-dessous, un sourire impitoyable sur le visage. Une Shinigami. Trâce en restait pantoit.

System Error.

C'était la première fois qu'il assistait à l'éveil d'une Shinigami. Et ça avait quelque chose de monstrueux et de grandiose à la fois. Du moins quand on supportait de marcher dans des amas de trippes qui traînaient au sol, ce qui ne fut visiblement pas le cas de Zoë. Ce fut d'ailleurs son mouvement de gêne moyennement dissimulé qui permit à Trâce de revenir à lui.

- Itagaki, lança-t-il avec un soupir, je ne peux pas te reprocher d'être sensible, c'est normal d'être dégouté de ce genre de truc quand on a pas l'habitude, mais sache que si tu n'es pas prête à marcher sur les cadavres de tes ennemis, tu ne seras pas capable de combattre et, à la dernière seconde, tu hésiteras. Et si tu hésites, tu meurs. T'es peut-être encore jeune, mais on est en guerre, alors penses-y.

Il n'avait pas dit ça sur le ton du reproche. En fait, il n'avait fait que répéter presque mot pour mot ce qu'on lui avait déjà dit, par le passé... Pour sa part, toute l'attention de Trâce était dirigée sur Itami. La jeune fille conservait un air étrange, absent, comme si elle venait de se réveiller d'un rêve pas très agréable et trop long, et qu'elle avait du mal à se reconnecter à la réalité. Une fois de plus, ce fut Zoë qui permit au gosse des glaces de redescendre sur terre.

- Je suppose qu'il n'y aura plus de WH ici, enfin il faudrait tout de même condamner l'entrée par laquelle nous sommes passés. Quelle est la suite du programme ?

En voilà, une bonne question. Pas mal d'options s'offraient à eux, et presque autant de paramètres à prendre en compte pour en choisir une. Mais l'Itagaki ne lui laissa pas le temps de réfléchir avant d'enchaîner :

- Désolé Trâce-san de toutes ses questions, mais pourrais-tu expliquer ce que c'est ça, enfin je sais bien que ça doit être normal d'avoir froid avec toute cette glace, mais je pense qu'une couche de glace nous a enveloppé Itami et moi où un truc dans le genre. Et ici, le spécialiste de la glace, c'est toi.

Enfin une question facile, qui ne demandait à Trâce aucun effort de réflexion ! Un repos de quelques secondes accordé à son esprit ! L'enfant des Glace aurait presque béni la jeune fille pour ça.

- Au lieu de penser, tu aurais du voir, ma chère Itagaki, qu'Itami et toi êtes revêtues d'une armure de glace de ma conception, répondit Trâce avec une fierté à peine contenue. Je suis un Enfant des Hauts Glaciers, une race d'humains évolués en quelque sorte, qui vit sur le Mont Fuji. Nous avons d'une certaine façon "fait corps" avec le froid, la neige, tous ces trucs qui vous font grelotter sur place. Nous avons aussi développé un potentiel magique qui n'a rien à envier à celui des magiciens, et la plupart d'entre nous a une affinité naturelle avec la magie de glace. En ce qui me concerne, et c'est pas pour me vanter mais j'aime pas la fausse modestie, j'ai un potentiel et une puissance magique assez exeptionnels, même parmi les miens. Créer des trucs avec la glace, c'est ma spécialité, votre armure, les griffes qu'Itami avait tout à l'heure, tes chargeurs de glace, mon monde de givre et les lames de glace en sont quelques exemples. Désolé pour le froid, j'ai pas vraiment eu le temps de finir en fait, on va régler ça tout de suite...

Et de se concentrer à nouveau sur les plaques de glace finement cisellées, les caressant du bout des doigts, achevant de concentrer magiquement les cristaux de glace pour les rendre plus compacts et solidaires, pour rendre les plaques plus légères et solides. Au bout de quelques secondes, le poids total de l'armure atteignit la limite d'une dizaine de kilos, était aussi dure qu'une couche d'acier d'un demi-centimètre d'épaisseur. Et surtout, la pression magique que Trâce exercait dessus empêchait même le froid de l'objet de traverser le tissu de l'uniforme de la jeune fille.

- Et voilà, ça suffira pour limiter la casse si jamais tu t'fais tirer dessus sans être protégée par mon mur de glace. Tout c'qui sera plus petit qu'un calibre 45 devrait être amorti suffisament pour qu'on te ramasse pas à la petite cuillère. J'dis pas que t'es invincible, par contre, te prends pas pour un tank sur pattes.

[Note : un calibre 45, c'est le calibre juste en-dessous du .50, capable d'estropier un éléphant...]

Au moment de passer à l'armure d'Itami, en revanche, le regard de Trâce se fit de nouveau pensif. La jeune fille semblait toujours avoir du mal à revenir à elle. L'enfant des glaces releva d'une main douce le visage de la Shinigami fraîchement éveillée, plongeant son regard anxieux dans le sien, et l'appella comme on appelle quelqu'un qui se réveille d'un coma.

- Itami ? Youhou, y a quelqu'un ?

En version Trâce bien sur, l'appel.
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